27 septembre 2009 dans Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0)
En ces temps de crise économique violente ou l'on constate le désarroi international et le chômage montant, observons de plus près les (rares) pays qui semblent échapper à la déferlante de misère qui s'installe durablement.
Aujourd'hui, l'Irlande est un pays prospère, dont le taux de croissance économique en 2006 était supérieure à 5 %..
Le faible taux de chômage et les finances publiques saines sont d'autres indicateurs du succès de ce petit pays miraculeusement sauvé (pour l'instant) de la crise.
Pourtant, cela ne fut pas toujours le cas, et l'on peut même qualifier ce succès de tardif. A l'instar de la Grande Bretagne dans les années 70, l'Irlande semblait régresser économiquement parlant dans les années 80: taux de chômage tres élevé, finances publiques en déroute, croissance en berne faisaient que l'Irlande avait l'apparence d'un foyer de développement de la misère en Europe de l'ouest..
Mais pendant toute la décennie des années 90, la chance a tourné, transformant en profondeur l'économie et la société, et donnant à l'Irlande une position de force dans la mondialisation. Bien plus que de la chance, ce résultat spectaculaire est la conséquence de plusieurs mesures énergiques importantes.
La solution est venue en premier lieu de politiques économiques libérales, semblables à celles qu'avait pu mettre en œuvre Margaret Thatcher en Grande Bretagne. Une partie de la faiblesse économique de l'Irlande venait du fait que l'économie était écrasée sous le poids des impôts, en changeant complètement d'optique le gouvernement irlandais a tiré les conclusions de ses échecs précédents. L'impôt sur les sociétés a donc été drastiquement diminué (en s'établissant aujourd'hui à 15 %), ainsi que les autres taxes. Des aides ont été accordées aux entreprises qui décidèrent de s'installer en Irlande, et un effort particulier sur la recherche et développement a fait de ce pays en endroit attrayant pour les firmes de haute technologie.
La conséquence fut qu'un grand nombre d'entreprises étrangères, en particulier américaines, ont choisi l'Irelande pour s'établir en Europe, irriguant l'économie irlandaise d'investissements importants qui relancèrent l'activité.. Mais cela était justement possible parce que l'Irlande avait rejoint l'Union Européenne, et cette adhésion est bien la cause majeure de ce développement économique. Ayant longtemps fait parti des pays les plus pauvres de l'Union Européenne, l'Irlande a été l'un des principaux receveurs d'aides régionales pour mettre en place ou moderniser les infrastructures du pays. En outre, l'accès à un marché commun important lui ont permis de beaucoup moins dépendre de la Grande Bretagne, qui était auparavant le pays destinataire de 90 % de ses exportations. Et c'est bien ce vaste marché potentiel que visaient ces entreprises américaines qui s'installaient en Irlande.
L'Irlande ne voudrait en aucun cas retourner aux années sombres, où le manque de dynamisme et la faiblesse économique pesaient sur chacun. Cette success story nous enseigne au moins deux choses : d'une part, aucune situation économique dégradée n'est condamnée à perdurer, la volonté politique et des réformes structurelles de l'économie permettent d'en sortir; d'autre part, les pays pauvres de taille modeste qui ont adhéré à l'Union Européenne peuvent légitimement voir en elle un espoir, et l'union en elle-même permet bien de rendre l'Europe dans son ensemble plus riche..
D'un "miracle", l'on tire ainsi un double espoir, pour son avenir, et celui des autres.
Alors, qu'est-ce qu'on dit?
RL.
02 avril 2009 dans Actualité, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1)
Alors que les Etats-Unis se lançaient dans la guerre contre Saddam Hussein en 2003, le géopolitologue néo-conservateur Robert Kagan publiait un livre intitulé La puissance et la faiblesse où il exposait sa conception des différences d'approches en matière internationale de la part des Etats-Unis et de l'Europe, et les relations compliquées entre ces deux poids qui en résultaient..
A l'heure où le pouvoir américain s'était converti à la doctrine néo-conservatrice, les positions plus pacifistes de pays européens importants comme la France ou l'Allemagne leur apparaissaient à juste titre pour le moins naïves; cette situation est, selon Robert Kagan, le resultat de deux visions differentes sur le monde.
Les Européens, heureux du succes de la construction européenne dans le sens où elle a permis d'empecher les guerres depuis une soixantaine d'années, souhaitent appliquer ce modele de discussions inter-étatiques dans la diplomatie pour régler les difficultés. Il en résulte un fort attachement aux décisions de l'ONU, à la diplomatie et aux négociations en general pour que l'issue soit trouvée par le biais de la raison et du dialogue. Les Américains par contre, sont plus "réalistes" en ne se faisant pas d'illusion sur les résultats que la méthode purement diplomatique permet d'obtenir. Pour traiter avec les démocraties, elle peut suffire, mais elle n'est pas pertinente pour faire face à des dictatures qui ne croient qu'au rapport de force...
Cette difference de vues a plusieurs origines.
La première est évidemment historique: les USA étaient à l'origine "idéalistes" en matière de politique internationale, un idéalisme appliqué par le president Woodrow Wilson lorsqu'il souhaita la création de la Société des Nations en 1919, quand les européens ne juraient que par le rapport de force entre eux, au cours de leurs nombreuses guerres. Mais après la deuxieme guerre mondiale, les positions s'echangerent: lassés par les guerres, les européens décdent de se lancer sérieusement dans le multilatéralisme pour les empecher. De leur coté, les Etats-Unis tiraient les conséquences de leur implication décisive dans la guerre en décidant de garder une armée forte pour pouvoir intervenir en cas de problème éventuel, alors que la guerre froide en était à son début..
Mais Robert Kagan propose également une autre explication, inversée par rapport à la précédente, expliquant le maintien de ces politiques internationales de part et d'autres: aujourd'hui, si les USA gardent une optique unilatéraliste et protectrice de ses interets vitaux, c'est parce qu'ils en ont les moyens.
L'ampleur de leur force militaire était au début de la décennie une grande source de satisfaction pour eux et cette puissance militaire était le fondement même de leur influence diplomatique, assurant à l'Amérique le respect, voire une certaine crainte. Ainsi, le renversement de Saddam Hussein devait, selon les néo-conservateurs, pousser les autres pays du Moyen Orient à se montrer plus calme dans l'anti-américanisme, et plus favorable aux à la paix dans la région; c'est pour cela que cet effort était censé participer à la guerre contre la terreur: l'instauration de la démocratie en Irak devait faire un effet domino sur les pays semblables, et des pays où regneraient la démocratie et les libertés seraient moins sensibles à l'islamisme.
Les européens, eux, ayant négligé leur budget militaire depuis des décennies, ne pourraient compter sur une dissuasion musclée. C'est justement ce manque qui les pousserait vers la diplomatie multilatérale, considérée par Robert Kagan comme l'arme des faibles.
Dans son livre, qui reste tout de même assez court, Robert Kagan développe donc cette différence sur la scène internationale entre une Amérique forte et une Europe faible, différence qui est à l'origine des incompréhensions..
Il n'hésite pas à reprendre la métaphore psychologique de John Gray, où l'Amérique vient de Mars, lorsque l'Europe vient de Vénus, avec ce que cela implique de différence entre le dieu de la guerre et la déesse de l'amour. Mais si en 2003 l'Amérique était confiante sur sa capacité à mener deux guerres en meme temps, elle ne s'attendait sûrement pas à ce qu'elles durent aussi longtemps.
L'analyse de Robert Kagan reste pertinente dans les descriptions des façons de penser d'un côté et de l'autre de l'Atlantique, mais elle montre aussi tout ce qui est négligé dans l'analyse détaillée de chaque situation particulière. En l'occurrence, la solution de remplacement à Saddam Hussein n'était pas encore prête en 2003, et les éventuels conflits inter-ethniques étaient sous-estimés, tout comme l'accueil un peu mitigé fait au libérateur américain en Irak d'ailleurs. Ce n'est pas faute que les géopolitologues de Washington ignoraient ces données..
Et c'est plutôt l'équilibre entre implication militaire et négociations diplomatiques qui est perçu comme la voie à appliquer désormais.
RL.
Pour acheter le lire, cliquez ici.
29 mars 2009 dans Livres, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0)
Formidable Isabelle Adjani!! Époustouflante dans la peau d'une prof de LEP au bord d'imploser d'exaspération et qui se retrouve, par un concours de circonstances totalement imprévisible, à prendre ses élèves en otage (Adjani a déjà reçu un Globe de cristal pour le film et moult ovations aux festivals de La Rochelle et de Berlin)…
Ce jour-là était pourtant un jour comme plein d'autres dans la vie de Sonia Bergerac, enfin pas tellement pire sinon qu'en plus de l'ordinaire, sa vie affective part en capilotade et lorsqu'elle se pointe en retard devant la porte de sa classe, elle est complètement à cran pour affronter la bande d'agités impertinents et pathétiques à qui elle doit enseigner des lettres françaises dont ils ont le refus de comprendre l'essentialité et l'importance…
Une salle de classe sinistre dans un collège gris d'une banlieue normale: ghetto où les profs ne savent pas idéologiquement se placer comme il faudrait tandis que le proviseur tangue entre les directives rectorales et la réalité qui part dans tous les sens..
Écartelés qu'ils sont entre la théorie et la pratique, le désinteret général des tenants de l'autorité nourrit le désordre, de même que le caractère malheureusement inadapté de l'enseignement lui-même. On est dans le dialogue de sourds et le refus de la culture de l'autre à tous les niveaux… alors Molière dans ce contexte là, c'est peu prometteur..
Il y a un grand garçon parmi les élèves qui se la joue plus que les autres, ramène sa fraise à tout propos… et c'est l'incident de trop: la prof tombe sur l'arme à feu qu'il cache dans son sac et, dans l'agitation et les invectives, elle se retrouve sans savoir trop comment avec le flingue au bout des doigts, à menacer les élèves, au bord de la crise de nerf, ne supportant plus ces perpétuels échanges chargés de rancoeur, de haine, de violence et d'irrespect..
Dans une improvisation sous tension, elle boucle la salle de classe, regroupe les élèves dans un coin, et commence un cours ahurissant, où vérités douloureuses et non-dits déferlent, obligeant chacun à revoir sa vision des choses, dans l'éventualité ou chez les élèves, cela puisse etre possible…
Dehors, ça commence à s'agiter serieusement: on croit dans un premier temps que l'auteur de la prise d'otages est un élève, on n'imagine pas une seconde que la prof, habituellement stressée mais relativement tranquille, puisse tenir en joue toute sa classe… Du côté de la police, GIGN, ministre, journalistes, profs… les conflits vont aussi bon train, impossible là encore d'établir une stratégie claire tant les gens sont embourbés dans leurs rivalités, leurs problèmes familiaux, leurs plans de carrière… l'histoire ne cesse de prendre de l'ampleur… Pendant ce temps la prof s'installe dans une situation de rupture, parfaitement consciente des difficultés des gamins mais refusant à juste titre toute complaisance: «l'école peut tout vous apporter, elle est votre seule chance. Sans la connaissance, vous n'êtes foutus…»
C'est drôle par moments, et on jubile sous l'effet ahurissant des situations, des réparties…
On voudrait que ça se termine bien, parce qu'on reçoit tres clairement l'exaspération de la prof d'autant qu'on ne comprend pas les élèves et combien il a fallu d'années d'aveuglement et d'indifférence pour ne pas voir que les politiques de la ville autant que celles de l'éducation conduisaient à une impasse où tout ce monde-là se retrouve piégé..
La Journée de la jupe n'a rien de consensuel ni d'angélique.. Le film est un cri d'alarme salutaire qui fait état de la situation de blocage extraordinaire, d'impasse sociale dans laquelle notre société se retrouve faute d'avoir su poser les problèmes au bon moment, d'avoir accepté de regarder les choses en face quand il aurait fallu… et maintenant il est grand temps d'ouvrir les yeux, de cesser cette indulgence innommable et infecte qui fait florette dans l'esprit des bien-pensants..
Les jeunes, issus de l'immigration ou non, sont tous potentiellement brillants et lumineux, plein de promesses.. Il faut juste et simplement avoir le courage de fermement le leur faire comprendre.. Et la complaisance n'est dorénavant plus une solution à envisager, à voir l'état desastreux du système scolaire aujourd'hui..
Un tres grand film, magique au niveau du message et du jeu des acteurs, qu'il est important de voir pour reflechir un peu differement..
RL.
22 mars 2009 dans Cinéma, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1)
Ces mots proviennent du blog de Mohamed Sifaoui.. Je les publie ici, car ils auraient tout à fait pu être les miens..
J'observe les esprits s'enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l'émotion l'emporte sur la raison. Je le comprends d'autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu'ils n'arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l'armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd'hui le keffieh palestinien ?
Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s'exhibent aujourd'hui la larme à l'œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu'un crime contre l'humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu'avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l'État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l'Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l'enfant de Gaza que pour l'enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l'idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l'indifférence collective par les hommes de Poutine.
Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d'Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d'être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D'autres se disaient encore que peut-être le GIA n'était finalement que le fruit d'un complot, d'une manipulation, que l'islamisme ne tuait point, nulle part. D'ailleurs, beaucoup continuent de penser que l'islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d'autres salauds ». Je crois même que c'est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d'islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d'antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m'étonne aussi - et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m'étonne dis-je comment peut-on s'émouvoir lorsqu'est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d'émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd'hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n'ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d'un attentat terroriste ? Pourquoi n'ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d'autres musulmans ? Pourquoi n'ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c'est pour écouter leurs lamentations disant qu'ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l'expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l'appartenance religieuse de l'autre belligérant, Israël en l'occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s'élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?
Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l'expression - que la plupart n'ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu'en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l'islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.
Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu'il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l'envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d'ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...
14 janvier 2009 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Le grand penseur et dissident Alexandre Soljenitsyne est mort..
Celui qui a démonté de manière magistrale les mécanismes du communisme matérialiste et athée (après lui on ne pouvait plus etre consciemment communiste en Occident) vient de donner sa dérnière lecon de choses aux vivants qui resteront et se perdront dans la litanie du discours actuel..
Soljenitsyne, c’est d’abord la condamnation du communisme à l’état brut, voire à l’État brute; ce monsieur a passé huit ans de sa vie au goulag, de 27 à 35 ans.. Imaginez un peu, dans votre propre vie, vous faisiez quoi à 27 ans??
Il a fallu qu’il tienne. Seul. Ou avec d’autres. Psychologiquement. Physiquement. Il se rappelait les poèmes appris par cœur.. Il a tenu grâce à une intense activité intellectuelle.
Et il a tenu aussi par l’écriture, une écriture qui n’allait pas de soi, puisqu’il n’avait pas de quoi écrire.. Il écrivait donc sur des bouts de papier chiotte.. Pas très pratique, mais moins cancérogène que le papier journal.
Une fois réhabilité avec la déstalinisation, il était censuré après une première publication, et devait écrire ses bouquins par petits morceaux de papier qu’il dispersait chez des amis en les enterrant dans leur jardin. Une aide se pendit même après avoir lâché à la police politique l’endroit où se trouvait son manuscrit du fameux Archipel du Goulag..
Évidemment, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, Soljenitsyne est devenu un véritable phare de l’anticommunisme, celui qui dénonce les atrocités de l’Union Soviétique. Auréolé par les Occidentaux.
Très vite prix Nobel de littérature en 1970, expulsé en 1974 d’URSS, devenu américain par la force des choses, Soljenitsyne a dû attendre vingt ans, la chute du mur de Berlin et surtout la décomposition de l’Union Soviétique pour revenir sur ses terres natales..
La suite est moins rose.. Il a fallu trouver de nouveaux combats, de nouvelles conquetes idéologiques. Defenseur et soutien de Wladimir Poutine, il a défendu un concept dur et policier de la nouvelle Russie libérée. Le grand paradoxe de l'écrivain etait ainsi: combattre une extreme gauche meurtriere pour défendre les idées d'une extreme droite pas vraiment plus caline..
Au fond, si j'y pense profondement, je me dis que Soljenitsyne etait comme ca: il savait combattre les maux de la planete, mais n'avait pas idée bien raisonnable des solutions de remplacement.. Et les dérives verbales qui sen suivirent, parfois malheureuses, laisseront aussi leur place dans l'histoire.. Je pense notamment à cette manière qu'il avait de rappeller que même Trotski trouvait que les juifs étaient trop représentaient dans les instances révolutionnaires.. Dommage, surtout quand on sait que le communisme despotique a deporté les juifs..
Un homme est toujours complexe.. Comment alors le juger à l’aune d’un seul critère?? Je reste de ceux qui pensent cet homme comment etant un homme exceptionnel..
Alexandre Soljenitsyne a lancé, avec Jean Paul II et Benoît XVI, le dernier grand avertissement à ce monde épuisé. Sera-t-il entendu avant qu’il ne soit trop tard, avant que le nouveau totalitarisme des esprits n’ait tout effacé du monde ancien?
Lech Walesa ou Vaclav Havel ont été des symboles de la libération du communisme en Pologne et en Tchécoslovaquie. Pourtant, comme Présidents, ils ont été plutôt fades et autoritaires, incapables d’être de grands hommes d’etat.
Contrairement à Sakharov, Soljenitsyne n’a pas fait de politique à son retour en Russie en 1994. Il est donc difficile d’imaginer ce qu’il aurait professé comme idées politiques concrètes...
Il ne devait pas être facile de l’approcher, d’échanger avec l’homme. Il n’est compréhensible qu’en le plongeant de le contexte d’une histoire russe séculaire, celle de l’âme russe, du patriotisme russe.
Et comprendre Soljenitsyne, c’est peut-être aussi comprendre les russes d’aujourd’hui, épris à la fois de grandes libertés politiques, mais aussi d’un état russe fort et policier.
Dans tous les cas, un grand homme.
L’un des tout derniers que la planète conservait encore bien précieusement dans les tiroirs de sa mémoire.
Ce matin, la vie l'a rendu à l'histoire du monde.....
RL.
Pour acheter l'Archipel du Goulag, cliquez ici.
05 août 2008 dans Actualité, Livres, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1)
L'affaire Siné, viré de Charlie Hebdo pour avoir tenu des propos jugés antisémites par son rédacteur en chef, ne cesse décidément d'alimenter les commentaires et polémiques...
Rappelons rapidement: Siné a ironisé sur le mariage de Jean Sarkozy (fis de Nicolas) avec l'héritière des magasins Darty en évoquant une conversion imaginaire de Jean au judaïsme sans oublier de signaler qu'à cause de cette "décision", ce "petit ira loin, il a tout compris ou comment reussir dans la vie"..
Mmmhh.. Suspect.
Pour tenter de faire taire tous ces endeuillés d'un temps heureusement révolu ou les basanés de peau n'avaient pas le droit de rentrer dans une discothèque, l'occasion est trop belle pour deterrer des propos fleuris que tenait le pauvre bougre Siné avait tenu sur la radio Carbone 14, au lendemain des attentats qui, en 1982, frappèrent la rue des Rosiers:
"Je suis antisémite, surtout depuis qu'Israël bombarde, et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est propalestinien. Qu’ils meurent."
Il avait d'ailleurs été condamné au tribunal pour ces propos..
Et si cela ne suffit pas (apres tout, meme pour dieudonné, cela ne suffit pas que Jean-Marie Le Pen soit le parrain d'un de ces gamins), je ne résiste au plaisir de citer le tres regretté Pierre Desproges, incontestable génial maitre penseur du politiquement incorrect.. Voici ce qu'il disait à propos de Siné en 1982:
"Siné présente la particularité singulière, bonjour les pléonasmes, d’être le seul gauchiste d’extrême droite de France. Xénophobe même avec les étrangers, masquant tant bien que mal un antisémitisme de garçon de bain poujadiste sous le masque ambigu de l’antisionisme pro-palestinien.."
Alors, à bon entendeur..
RL.
27 juillet 2008 dans Actualité, Politique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1)
Instant historique à l'aéroport de Taiwan: ce vendredi 4 juillet, à 8h10 heure locale, une centaine de touristes chinois ont foulé le tarmac de l'aéroport de Taipei-Taoyuan, inaugurant le premier vol direct entre la Chine et Taiwan depuis 1949...
Parti de Canton quelques heures plus tôt avec à son bord un total de 258 passagers, l'appareil, un airbus 330 de la compagnie China Southern Airlines, a donné le coup d'envoi aux 36 autres vols prévus ce week-end entre l'île et les principales villes de Chine, que sont Pekin, Shanghai, Canton, Nankin et Xiamen.. Alors que celui-ci était encore dans le ciel, un autre appareil faisait route vers Shanghai..
Ce vol, important symbole du recent dégel entre la Chine continentale et Taiwan, s'inscrit dans le cadre d'une promesse de campagne du nouveau président de Taïwan, Ma Ying-jeou, élu en mai dernier, de développer rapidement les relations entre ces deux parties de la Chine divisée depuis 1949, à la fin de la guerre civile..
Une promesse concretisée en partie le 13 juin dernier avec la signature d'accords entre Pekin et Taipei prévoyant la mise en place de 18 vols partant de Taïwan et 18 autres depuis le continent, chaque week-end, entre le vendredi et le lundi. Jusque-là, seuls quelques vols entre Taïwan et la Chine étaient autorisés lors de fêtes nationales..
Le reste du temps, la plupart des avions en provenance de Chine étaient obligés de faire escale à Hong-Kong..
Les communistes chinois, qui ont chassé le gouvernement nationaliste du Kuomintang vers Taiwan en 1949 considèrent l'île comme partie integrante de la Chine et ont menacé d'intervenir militairement si ce territoire déclarait son indépendance; d'où la décision bien compréhensible de Taiwan dans le passé d'interdire les avions en provenance de Chine pour des raisons de sécurité.
Cet accord s'inscrit donc comme une avancée majeure.. Désormais, jusqu'à 3000 touristes chinois seront autorisés chaque jour à penetrer sur l'île.
De quoi booster le tourisme de celle-ci, espèrent les officiels, car jusqu'ici Taiwan n'a jamais fait figure de spot touristique en raison de l'accent mis sur le développement industriel.. Il faut dire que le trafic dans l'autre direction est depuis plusieurs années bien établi, avec quelque 4 millions de touristes taïwanais visitant la Chine chaque année.
En attendant, les quelque 600 touristes chinois prévus ce 4 juillet à Tapei se verront dérouler le tapis rouge, avec au programme des réceptions, des diners et autres divertissements...
Un moment historique.. Un TRES grand moment, incontestablement.. Mais si mon amour de la Chine et de Taiwan est sans limite et que je me rejouis de voir les frères ennemis à nouveau entamer des demarches de communication (à commencer par la communication aérienne), je ne souhaite pas voir apparaitre l'idée d'une reunification..
Taiwan est un pays certes chinois, mais un pays néanmoins bien spécifiqu à l'interieur du continent asiatique.. Et cette spécificité doit etre préservée..
RL.
04 juillet 2008 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
En mai de cette année, les autorités chinoises ont changé leur législation concernant l’adoption internationale; les étrangers célibataires, obèses, dépressifs, homosexuels ou âgés de plus de cinquante ans ne sont plus autorisés à adopter des enfants chinois.
J’aimerais bien savoir quelle définition de l’obésité les Chinois ont retenu…Car si c’est la fameuse règle du BMI je-ne-sais-pas quoi, cela risque de faire du monde!
L’été dernier, un français expatrié à Pékin est allé voir un cardiologue.. Ce dernier a établi un rapport médical dont il a obtenu copie; le couperet était tombé: Super Mari était déclaré, noir sur blanc, obèse!!
Tout ça parce que le médecin l’avait pesé non à jeun et tout habillé (il devait peser dans les 93 kilos pour 175 cm…).
Depuis, ce français a fait un super-régime, est devenu un obsédé de la diététique en sachet et a fondu comme neige au soleil.. Il remplit à present les conditions de l'administration chinoise pour les candidats à l'adoption.. En gros, si j'en crois les rapports taille/poids, il est passé de la carrure de Michel Boujenah à celle de Georges Clooney..
Tout ça pour dire que obèse, c’est un terme qui fait mal mais qui ne veut pas dire grand’chose..
Une chose est certaine: si la définition de l’obésité est celle des médecins, cela doit franchement réduire de beaucoup le nombre de candidats américains suceptibles d’adopter un petit Chinois ou une petite Chinoise!
----------------------------------------------
Autre exemple: Pendant 24 ans, un quota a été imposé pour réguler le nombre d’étudiantes en médecine à Singapour. Quand j’ai lu ça, je me suis dit "belle preuve de féminisme avant-gardiste..".
En continuant ma lecture, je me suis rendue compte que le quota visait non pas à encourager les femmes à étudier la médecine, mais plutôt à limiter leur accès à la faculté de médecine.. Seul un tiers (au maximum) des étudiants en médecine pouvait être des femmes.
Ce qui explique, peut-être, que les médecins femmes que l'on peut consulter à Singapour, aient toutes étudié à l’étranger.
Le gouvernement singapourien avait pris cette mesure en arguant du fait que les études de médecine étaient coûteuses et que l’argent investi dans ces études était gaspillé quand les femmes médecin renonçaient à leur carrière pour élever leurs enfants ou optaient pour une activité à temps partiel.. L'argument, en soi, n'est pas mauvais dans une certaine logique des choses, mais bon.. Il y a tout de meme quelque chose de genant..
ce qui me sidère le plus dans tout ça, c’est le commentaire du Dr. Ann Tan, gynécologue-obstétricienne, et actuelle Présidente des Femmes Médecins de Singapour:
“Women were able to channel their talent elsewhere - law, architecture and education. It worked out to benefit the nation anyway“.
“Les femmes ont déployé leur talent dans d’autres domaines - le droit, l’architecture, l’enseignement. Ce système a quand même été bénéfique à la nation”.
Vu comme ça, c’est sûr…On se demande presque pourquoi les femmes médecin se sont battues pour obtenir la levée du quota (survenue en 2002 seulement)..
27 octobre 2007 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
.. Une conversation animée et assez violente avec certains de mes congeneres musiciens me poussent à ecrire ce papier.. Certaines paroles et certaines inconsciences ne peuvent plus durer..
..Jacques Chirac a toujours cultivé les fréquentations politiques plus que douteuses..
Les plus célèbres sont ses amours politiques avec Saddam Hussein et Arafat, mais aussi avec nombre de dictateurs africains.. Chirac, qui n'est pas exactement un sentimental, ne choisit pas ses "amis" sans arrières pensées politiques. Il sait en calculer les avantages, pour sa propre carrière politique, et accesoirement pour la France..
Du temps de sa "splendeur presidentielle", son dernier flirt politique douteux ne fut nul autre qu'Hugo Chavez, un para qui après avoir raté un putsh pour s'emparer du pouvoir au Venezuela, a réussi, beaucoup grâce aux conseils éclairés de Fidel Castro, à prendre le pouvoir "démocratiquement", avant de se faire remettre le pouvoir absolu par un plébiscite où tous les partis d'opposition ont décidé de s'abstenir pour dénoncer sa mascarade électorale et ne pas la cautionner...
En mars 2005, Jacques Chirac a reçu avec faste son "ami" Hugo Chavez et manifesté sa profonde sympathie à ce nouveau "caudillo".. C'est dans la logique de la politique chiraquienne: le Venezuela n'est-il pas le cinquième producteur mondial de petrole brut?? Hugo Chavez n'a-t-il pas dit: "Il n'y a pas de force plus négative au monde que celle des USA"?? Chacun sait que pour Chirac la grandeur de la France passe forcement par
l'abaissement des USA, la voie facile pour grandir… tout au moins en apparence..
Apres tout, Chavez n'est-il pas l'une des vedettes de l'anti-americanisme, du tiers-mondisme, de l'altermondialisme, de l'antilibéralisme, de la haine du president Bush, et autres mythes qui ont encore prise dans l'ultra-gauche francaise, orpheline de Staline et de Mao???
Il y aurait beaucoup à dire sur le régime de Chavez.. Aussi, juste à titre d'exemple, contentons-nous de ce qui doit alerter le peuple juif et Israël..
En 1999, à peine élu, Chavez envoie une lettre chaleureuse et admirative à son "distingué compatriote" Ilich Ramírez Sánchez, alias Carlos, le plus célèbre des terroristes, converti à l'Islam ou plutôt à l'islamisme antisioniste et antisemite depuis 1975, emprisonné en France depuis 1994..
Cette lettre, il y exprime son profond soutien à l’ideologie et à l'action du celebre terroriste..
C’est en France que Carlos a rencontré des palestiniens marxistes avec lesquels il a organisé des attentats visant Israël et les juifs en Europe et au Moyen-Orient.
Dans son guide du parfait petit revolutionnaire antiamericain, Carlos recommande aux marxistes de s’allier à toute organisation pourvu quelle soit anti-imperialiste, en particulier les diverses organisations djihadistes: "Je suis et demeure un combattant révolutionnaire. Et la révolution aujourd' hui est, avant tout, islamique." (p. 23)
C’est près des terroristes musulmans qu’il préconise de mener sa révolution: "l'islam et le marxisme-léninisme sont les deux écoles dans lesquelles j'ai puisé le meilleur de mes analyses" (p. 199). "Nous nous trouvons face au Diable. L'empire des ténèbres étend son ombre sur l'univers. [...] Le mal s'étend sur la terre des vivants et repousse les forces du bien."
Les attentats du 11 septembre sont pour lui, la récompense du "magnifique combat" de Ben Laden.. Questionné sur d’eventuels regrets pour les victimes innocentes, Carlos répond: "Il n'y a pas de victime innocente… J'ai calculé, nous avons tué lors de nos opé-rations plus de 1.500 personnes, moins de 2.000 en tout cas. On m'a déjà posé la question mais même pas 10 % de ces personnes étaient innocentes (...) Quand vous avez des morts de pauvres gens innocents, qui n'ont rien fait à personne, et qui se font tuer pour des circons-tances qui les dépassent, on ne peut pas se féliciter, mais pourquoi condamner???"
Il faut savoir qu'au Venezuela, la famille du terroriste est très proche de Chavez; le pere de Carlos est des plus fervents supporters de Chavez, qui en retour, a offert un poste de ministre au frère de Carlos, Lenín Ramírez Sanchez.. Il presse Chavez de tout faire pour que son fils soit libéré par la France, et la vice-président Rangel a precisé qu’il n’était pas considéré comme terroriste dans son pays… puisqu’il n’y a pas commis d’attentat!! On croit rever..
Carlos est peut-etre l'une des clefs de ces coups médiatiques dont raffolait Chirac.. Chavez cherchait à obtenir de Chirac l'extradition de Carlos. Chirac refusait bien sur, mais… des bruits ont couru qu'il a failli accéder à cette demande contre la libération d'Isabelle Betancourt. Quel rapport avec Chavez??
Tout simplement, Chavez apporte son soutien actif aux terroristes marxistes des FARC, lesquels détiennent en otage Ingrid Betancourt depuis quatre ans deja en Colombie.. Selon Xavier Collet, un opposant au regime: "C'est dans une région du Venezuela, l'Alto Apure, située juste à la frontière de la Colombie que les terroristes des Farc et de l'Eln ont élu domicile avec femmes et enfants. Lorsque certains villageois partent travailler aux champs pour gagner leur vie, d'autres se lèvent et partent pour la Colombie pour assassiner, torturer, enlever des familles, trafiquer la coca. Les villes et les villages investis par ces terroristes sont le théâtre de nombreux
assassinats, de racket et d'un climat de menace qui obligent leurs habitants à observer la loi du silence, car personne n'oserait dénoncer ces
terroristes marxistes dans cette région qui leur est livrée et où la vie ne vaut rien."
Mais ce ne sont pas seulement les terroristes sud-américains que Chavez protege..
Ce n'est pas seulement Fidel Castro, Muhammar Khadafi, l’irakien Saddam Hussein (qu’il appellait "mon frère"), le nord-coréen Kim Yong-Il... et le palestinien Yasser Arafat.. Il vient de donner refuge au Hezbollah mais aussi dit-on, à Al Qaïda… plus discrètement... Et bien sur, l'indeflectible et tres officiel soutien au regime iranien et à son president Mahmoud Ahmadinejad.. Le vice est poussé jusqu'à d'innombrables projets economiques communs dans le domaine de l'immobilier, les rapports commerciaux entre les deux pays sont plus que parfaits..
Rappelons que l'ONU interdit aux pays membres d'abriter sur leur sol des terroristes de manière active ou passive.
Chavez apporte son soutien aux trafiquants de drogue auxquels il offre son territoire et sa protection..
Et il apporte son soutien au trafiquant de drogue Evo Morales qui vient de prendre le pouvoir en Bolivie avec pour programme d'empêcher les Américains de lutter contre la drogue dans ce pays.
La Bolivie est en effet le troisième producteur de cocaïne après la Colombie et le Pérou.
L'essentiel de la production bolivienne de coca, dont Evo Morales est à titre personnel un gros producteur, est ensuite affinée en cocaïne.. Mais Morales prétend que les paysans boliviens cultivent cette plante pour ses utilisations médicales et pour les préparations traditionnelles..
Mais pour Chavez, l'important c'est que Morales comme lui (et comme Jacques Chirac en son temps??) ait fait de la lutte contre l'Amérique l'axe de sa politique.
Avec Fidel Castro, ils forment un duo dangereux pour la paix mondiale et la nécessaire lutte contre le Djihad international.. Mais bon.. Que faire pour essayer d'expliquer tout cela à ceux qui sont victimes du syndrome de l'etroitesse d'esprit??
.. Beaucoup de travail devant nous..
RL.
05 octobre 2007 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)