Décés de Olivier Mathieu
J'apprends avec une reelle indifference la mort de Olivier Mathieu, qui serait survenue en octobre 2006..
Pour ceux qui ne savent pas qui est ce funeste personnage, rappelons simplement qu'il a pendant longtemps ecrit pour des journaux comme Rivarol, Present ou encore Gringoire..
Rappelons aussi qu'il s'affirmait comme un sympathisant du mouvement national-socialiste, communement appellé "nazi"..
Il a ete aussi un collaborateur de Serge Thion, et a beaucoup travaillé sur les ecrits du professeur Robert Faurisson, plusieurs condamné en France pour negationnisme..
Il a egalement été l'un des fondateurs du PFN Belgique (Parti des Forces Nouvelles), resolument placé à une droite des plus extremes..
Olivier Mathieu est condamné à une peine de prison ferme en Belgique pour une affaire de diffamation. Ne s'étant pas présenté à son procès faute de pouvoir se payer un avocat, il vit ensuite dans la clandestinité et, apparemment, dans la misère, en France et en Italie. Cela ne l'empêche pas de se manifester en publiant des livres autobiographiques et revisionnistes, en tenant un site internet et en présentant à nouveau sa candidature à l'Académie francaise sous le pseudonyme de Robert Pioche..
En France, il est un peu connu pour ses propos tenus lors de l'emission "Ciel mon Mardi" en 1990, emission dans laquelle il affirmait haut et fort que les chambres à gaz etaient un grand mensonge et une grande escroquerie, et dans laquelle il appellait egalement les invités presents sur le plateau à tenir avec lui une minute de silence à la mémoire des officiers du Reich "injustement" executés à la suite du procés de Numremberg..
Ces propos avaient eu pour consequence de provoquer une liesse au sein du public, entre partisans de Olivier Mathieu et representants de la Licra..
Voila.. En resumé, je ne vais pas pleurer..
RL.

J'apprends avec une reelle indifference la mort de Olivier Mathieu, qui serait survenue en octobre 2006..
Pour ceux qui ne savent pas qui est ce funeste personnage, rappelons simplement qu'il a pendant longtemps ecrit pour des journaux comme Rivarol, Present ou encore Gringoire..
Véritablement, cher Monsieur, Olivier Mathieu a écrit très peu de temps pour Rivarol. Et encore moins pour "Présent" (quelques mois, en 1986...), dont il a claqué la porte avant d'écrire, dans un journal d'une tout autre tendance, tout le mal qu'il pensait de "Présent". A tel point que les journaistes de Présent el submergèrent d'insutes, par lettres et menaces, et dans les colonnes de leur journal... Quant à "Gringoire", Olivier Mathieu n'y a évidemment jamais collaboré...
Rappelons aussi qu'il s'affirmait comme un sympathisant du mouvement national-socialiste, communement appellé "nazi"..
J'ignore ce que serait le "mouvement national-socialiste" (le NSDAP a été dissous en 1945), mais si vous le dites...
Il a ete aussi un collaborateur de Serge Thion, et a beaucoup travaillé sur les ecrits du professeur Robert Faurisson, plusieurs condamné en France pour negationnisme..
Véritablement, cher Monsieur, Olivier Mathieu et Serge Thion étaient adversaires, ils ne se connaissaient pas personnellement, et on touve sur Internet des textes de M. Thion contre Olivier Mathieu...
Il a egalement été l'un des fondateurs du PFN Belgique (Parti des Forces Nouvelles), resolument placé à une droite des plus extremes..
LE PFN, en Belgique, existait des dizaines d'années avant qu'Olivier Mathieu, qui n'en fut jamais membre, y donne deux ou trois conférences, dont l'une en compagnie de l'ambassadeur d'Irak à Bruxelles, pour protester, en 1991, contre la Guerre du Golfe...
Olivier Mathieu est condamné à une peine de prison ferme en Belgique pour une affaire de diffamation. Ne s'étant pas présenté à son procès faute de pouvoir se payer un avocat, il vit ensuite dans la clandestinité et, apparemment, dans la misère, en France et en Italie. Cela ne l'empêche pas de se manifester en publiant des livres autobiographiques et revisionnistes, en tenant un site internet et en présentant à nouveau sa candidature à l'Académie francaise sous le pseudonyme de Robert Pioche..
Véritablement, on ne voit pas, cher Monsieur, pourquoi le fait de vivre dans la misère devrait empecher quelqu'un de publier des livres. En outre, votre conception de la justice est un peu bizarre, ne vous semble-t-il pas dommage que quelque accusé que ce soit ne puisse se défendre parce que trop pauvre et sans avocats???? En outre.......Olivier Mathieu n'a jamais publié le MOINDRE livre révisionniste, l'ignorez-vous?...
En France, il est un peu connu pour ses propos tenus lors de l'emission "Ciel mon Mardi" en 1990, emission dans laquelle il affirmait haut et fort que les chambres à gaz etaient un grand mensonge et une grande escroquerie, et dans laquelle il appellait egalement les invités presents sur le plateau à tenir avec lui une minute de silence à la mémoire des officiers du Reich "injustement" executés à la suite du procés de Numremberg..
Véritablement, cher Monsieur, vous devriez regarder cette émission: Olivier Mathieu y demandait une minute de silence pour les "14 millions d'Allemands" déportés par Staline en 1945 et 1946. Il parlait "d'Allemands", mais AUCUNEMENT "d'officiers du Reich". Vous pensez donc qu'il y avait 14 millions d'officiers dans le Reich allemand?...
Ces propos avaient eu pour consequence de provoquer une liesse au sein du public, entre partisans de Olivier Mathieu et representants de la Licra..
Véritablement, cher Monsieur, les rares sympathisants d'Olivier Mathieu n'avaient pas pu entrer sur le plateau, et les militants de l'extreme-droite française voualient lui casser la gueule de meme que ceux du BETAR... Il suffit, pour le savoir, de relire la presse de l'époque et les livres consacrés à ce sujet...
Voila.. En resumé, je ne vais pas pleurer..
Cher Monsieur, il semblera "intéressant" au public de votre blog de voir que vous ne "pleurez" pas la mort de quelqu'un.... quel qu'il ait été!!! Nous pensions que tous les morts méritaient respect...
Rédigé par: association amis | le 13 janvier 2007 à 15:19
chere association..
verifications faites, vous avez dans la plupart des cas assez raison, mon article est par endroits assez erroné, mes sources concernant uniquement olivier mathieu ne sont de toute evidences pas fiables..
puisque cela semble vous avoir heurté au point de me faire une explication de texte, je vous presente mes excuses..
mais au risque de vous decevoir, la verité de fond demeure, et sa sympathie pour le mouvement "de pensée" national-socialiste (puisque pour vous il est indeniable qu'il faille preciser qu'il n'a jamais techniquement ete membre d'un parti de cette sorte) n'est pas à mettre en doute une seule seconde.. à vous lire, vous considerez cet odieux personnage comme un bien-pensant juste et humain.. je le deplore et je doute egalement de votre droiture morale..
j'ai lu quelques rares textes de la plume d'olivier mathieu que j'ai pu trouver, ca me souleve le coeur.. et n'en deplaise à votre bienséance, je persiste dans ma volonté de ne pas pleurer pour la mort de cet individu.. mais rassurez-vous, je ne fais pas non plus une fete.. en fait, je m'en fous completement qu'il soit mort..
ses positions violemment antisemites sont connues, et je vous mets au defi de me demontrer le contraire..
juste une question à votre egard: pleurez-vous pinochet?? pleurez-vous hitler?? pleurez-vous staline??
salutations,
r.
Rédigé par: Rubens | le 14 janvier 2007 à 05:49
VOUS NOUS ECRIVEZ :
chere association..
verifications faites, vous avez dans la plupart des cas assez raison, mon article est par endroits assez erroné, mes sources concernant uniquement olivier mathieu ne sont de toute evidences pas fiables..
NOTRE REPONSE : MERCI DE LE RECONNAITRE.
puisque cela semble vous avoir heurté au point de me faire une explication de texte, je vous presente mes excuses..
NOTRE REPONSE: AINSI SOIT-IL.
mais au risque de vous decevoir, la verité de fond demeure, et sa sympathie pour le mouvement "de pensée" national-socialiste (puisque pour vous il est indeniable qu'il faille preciser qu'il n'a jamais techniquement ete membre d'un parti de cette sorte) n'est pas à mettre en doute une seule seconde.. à vous lire, vous considerez cet odieux personnage comme un bien-pensant juste et humain.. je le deplore et je doute egalement de votre droiture morale..
NOTRE REPONSE: MAIS OLIVIER MATHIEU A AUSSI participé à des journaux de gauche ou d'extr^eme-gauche... Et puis, qu'est-ce que ça veut dire? Qu'il faut tuer certaines personnes (ou se réjouir de leur mort) selon ce qu'elles ont pensé... ou ce qu'on les accuse d'avoir pensé de leur vivant?...
A ce compte-là, on n'en finira jamais...
Non, OLIVIER MATHIEU N'était pas un bien pensant.
Il était... pensant. A notre époque ce n'est déjà pas si mal.
Et puis, qui a la vérité absolue? La liberté de pensée n'est-elle pas garantie?
Nous le répétons, on ne peut condamner quelqu'un au nom de ce qu'il est censé avoir pensé...
j'ai lu quelques rares textes de la plume d'olivier mathieu que j'ai pu trouver, ca me souleve le coeur.. et n'en deplaise à votre bienséance, je persiste dans ma volonté de ne pas pleurer pour la mort de cet individu.. mais rassurez-vous, je ne fais pas non plus une fete.. en fait, je m'en fous completement qu'il soit mort..
ses positions violemment antisemites sont connues, et je vous mets au defi de me demontrer le contraire..
juste une question à votre egard: pleurez-vous pinochet?? pleurez-vous hitler?? pleurez-vous staline??
NOTRE REPONSE: personne ne vous demande de pleurer Olivier Mathieu. En ce qui nous concerne, nous pensons que chacun pense ce qu'il veut et pleure qui il veut. ais dire n'importe quoi au sujet d'un mort ne sert à rien. Il ne sert à rien de dire qu'il a "fondé" (sic) un parti qui existait des années auparavant... Il ne sert à rien de lui pr^eter des amitiés... parmi ses anciens adversaires...
Olivier Mathieu est (était) un grand écrivain, et un homme libre d'esprit, il n'était absolument pas d'extr^eme-droite, voilà ce que nous croyons. Salutations à vous aussi. En outre: regardez sa photo (que vous avez publiée). A-t-il l'air méchant?
Olivier Mathieu s'est suicidé, le 14 octobre 2006, à Paris. Paix à son ame.
salutations,
r.
Rédigé par: association amis d'Olivier Mathieu (mort le 14 octobre 2006) | le 14 janvier 2007 à 16:11
chere association..
un debat interessant peut avoir lieu..
que olivier mathieu ait rédigé des articles pour des journaux d'extreme-gauche ne va certainement pas atténuer ma position concernant son antisemitisme virulent.. car voyez-vous, dans ce domaine, je mets extreme-droite et extreme-gauche dans le meme panier.. à ce propos, votre reponse ne dement pas cet antisemitisme..
la liberté de pensée: vous ne pouvez me faire le procés subtil de la "pensée unique".. je suis de ceux qui pensent bien differement de mes comtemporains de par mes positions atlantistes, et je suis confronté tres regulierement aux vindictes plus ou moins meprisantes et violentes de tout un tas de gens..
olivier mathieu rentre dans une autre categorie ou la libre-pensée n'est plus de mise de la part la qualité meme de cette pensée.. on ne peut moralement defendre une pensée susceptible d'alimenter et de repandre une haine et/ou une envie de meurtre vis à vis de gens quelle que soit leur origines culturelles.. c'est pour cela que olivier mathieu, dieudonne (regardez et consultez ma rubrique speciale "dieudonne" sur ce blog, cette fois-ci tres bien informée et documentée) sont des gens qu'on ne peut laisser s'exprimer librement, et la mine angelique qu'arbore votre idole sur la photographie n'y changera rien.. henrich himmler aimait aussi ses enfants, et avait l'air tout doux..
salutations,
r.
Rédigé par: Rubens | le 14 janvier 2007 à 17:53
Mais nous sommes parfaitement ouverts au débat, tant que vous publiez nos arguments sans les changer, à libre disposition sur le web, ce qui est bien le minimum de démocratie, en respectant l'ordre et la chronologie des messages...
La liberté d'expression est une et indivisible, ou elle n'existe pas. Est-ce que, sous prétexte "d'exporter la démocratie" en Irak, les Etats-Unis ne courent pas le risque de / n'exportent pas la haine? La pendaison de Saddam Hussein a -t-elle été "démocratique"??? Est-ce que Guantanamo est démocratique? Est-ce qu'Abu Ghraib est démocratique?
Olivier Mathieu a-t-il jamais commis Abu Ghraib ou Guantanamo?
Vous le comparez, dans un précédent de vos messages, à Hitler, Pinochet, Staline... Excusez du peu!! Mais Olivier Mathieu était simplement Olivier Mathieu, citoyen français et libre de penser ce qu'il voulait!
Que signifie votre "il y a des gens qu'on ne peut pas laisser s'exprimer librement"? C'est absurde. C'est ce que disait, supposons-nous, Hitler (ou Mussolini, ou Staline, etc.) à ses adversaires ou opposants...
Et QUI décide de qui "peut" ou "ne peut pas" s'exprimer? Vous?...
Qui vous autorise, qui vous charge de décréter, dans un blog (qui a, au moins, le mérite d'exister), qui "peut" et qui ne "peut" pas s'exprimer?...
Qu'Olivier Mathieu, ou qu'un tel, ou que quiconque soit ou ne soit pas anti-Sémite ou anti- je ne sais quoi, nous n'en savons rien et là n'est pas la question. Et si, un jour, quelqu'un disait: "Monsieur, vous ne pouvez pas vous exprimer, parce que vous ^etes anti-Olivier Mathieu?" Ce serait absurde.
Olivier Mathieu, lui, était pour le débat... pas pour les coups de poings dans la gueule.
Olivier Mathieu aurait été le premier à vous laisser parler... Au contraire, il aurait été (qui sait?) ravi d'argumenter avec vous, peut-^etre.
Mais s'il fallait "empecher de s'exprimer" les "antisémites" (ou supposés tels), savez-vous de combien d'écrivains il faudrait expurger les bibliothèques?...
Et au nom de quoi condamner de si virulente façon l'antisémitisme? Comment condamner l'antisémitisme que VOUS reprochez à Olivier Mathieu (qui avait, en outre, un tas d'amis sémites!)? Est-ce que Bush est antisémite quand il tue des centaines de milliers d'Irakiens (sémites)???
Est-ce que la France n'est pas un Etat laic? Est-ce que tout un chacun n'a pas le droit - s'il le désire - d'etre anti-chrétien? D'^etre contre les religions ("la religion est l'opium du peuple", Karl Marx), et, donc, d'etre anti-juif, anti-chrétien, anti-musulman?
Voilà, nous vous remercions pour ce petit débat sur votre blog, nous ne doutons pas qu'il sera lu par beaucoup de gens. A l'occasion, nous pourrons en débattre, courtoisement si possible, mais, répétons-le, ce n'est pas la mort d'Olivier Mathieu qui doit permettre que l'on se moque - ou que l'on offense la mémoire - d'un disparu. Merci de le comprendre.
Rédigé par: association amis Olivier Mathieu | le 15 janvier 2007 à 18:00
Si j'avais été un contemporain d'Hitlter, j'aurai sabré le champagne à sa mort; la mort de Staline, devrait être un jour férié dans le monde entier, Je paierai bien une tournée aux bataillons qui a tiré les cartouches sur le couple Ceaucescu, Idi Amin Dada est malheureusement mort dans son lit, mais je pense qu'il aurait fait la joie de quelques crocodiles, enfin, j'ai souvenir d'avoir vraiment passé une excellente journée à l'annonce du décès de Maurice Papon...
Donc tout ce débat me parait totalement inepte, car non, "...tous les morts ne méritent pas le respect...". Le respect se gagne au regard de ce que vous avez fait de votre vie. Non, toutes les opinions n'ont pas droit à la parole. Citons Saint Just "Pas de liberté aux ennemis de la liberté". Le sieur Mathieu s'en sort finalement bien à mon sens... une mort bien douce. N'étant pas croyant, j'en viens à espérer qu'il existe un paradis, car à coup sur, Mathieur évitera la case purgatoire, et ira retrouver tous les grands hommes qu'il admirait tant, dans les profondeurs de l'enfer.
Rédigé par: Monsieur F. | le 15 janvier 2007 à 23:46
Nous allons donc comclure, si vous ne voulez pas un débat... Si nous comprenons bien, vous vous réjouissez de la mort de Hitler, Staline, Saddam Hussein et Olivier Mathieu (que de personnages dans le meme sac...!!!). Ce qui est votre droit. A nous, il semble étrange de se réjouir de la mort de qui que ce soit. "Tous les morts ne méritent pas le respect", selon vous, et, toujours selon vous, "tout le monde n'a pas droit à la parole". Après quoi, vous reprochez à Olivier Mathieu de n'avoir pas été, selon vos affirmations et vos curieux critères, démocrate...
Chacun jugera...
Vous dites "Le Sieur Mathieu s'en sort finalement bien"... Ma foi, nous comprenons mal. Aurait-il du etre pendu comme Saddam Hussein? Assassiné? Nous respectons vos opinions, naturellement, mais avouez qu'il ya de quoi etre étonné par vos positions...
Rédigé par: association amis d'olivier mathieu | le 18 janvier 2007 à 17:43
Juste en passant, la photo illustrant l'article n'est pas celle d'Olivier Mathieu l'écrivain mais celle d'un malheureux homonyme, voir le lien ci-dessous:
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://igd.univ-lyon1.fr/images/om.jpg&imgrefurl
=http://igd.univ-lyon1.fr/igd/mathieu.html&h=415&w=325&sz=31&hl=fr&start=1&tbnid=sFduScO6IPU-UM:
&tbnh=125&tbnw=98&prev=/images%3Fq%3D%2B%2522olivier%2B
mathieu%2522%26ndsp%3D18%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26client%3Dfirefox
-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official
Informations bidons, illustration de l'article erronnée, decidemment!
Rédigé par: weisthor | le 18 janvier 2007 à 23:18
Qu'elles qu'aient pu être les opinions, même délictueuses selon certains, de l'intéressé, je suis révolté qu'au XXI éme siécle on puisse encore encore éructer sur un forum "pas de liberté pour les ennemis de la liberté" comme un fameux guillotineur , et faire des amalgames absurdes entre divers dictateurs sanglants et un écrivain qui, semble-t-il, n'a jamais fait de "mal à une mouche".
Cette haine, qui ne s'arrête même pas devant la Mort, fait froid dans le dos, surtout provenant de grands "démocrates", "humanistes" et "antifacistes" autoproclamés...
Rédigé par: tovaritch | le 27 février 2007 à 15:49
Je ne partageais pas toutes les opinions d'Olivier Mathieu, mais c'etait l'un des rares hommes libres et courageux!
De là à le comparer à des dictateurs, c'est grotesque!
Je suis très peiné par sa mort, c'était l'un des derniers Hommes "Debout au milieu des ruines"!
Je pleure un Ami, un Frère, un Homme de Culture, une victime des persécutions des polices de la pensée...
A la différence de ces monstres qui se parent de toutes les vertus, Olivier était profondément humain...
N'en déplaise à ceux qui ne mesurent l'humanité qu'à travers les prismes des tenants d'une certaine idéologie ultra-raciste et génocidaire!
Rédigé par: Briseur d'idoles | le 21 mars 2007 à 12:01
Ce qui est rigolo, c'est qu'Olivier Mathieu semble avoir présenté sa candidature à la succession de Leopold Sedar Senghor à l'Académie française après son propre décès. Serait-ce donc qu'il n'est pas mort ?
Rédigé par: Monsieur Népomucène | le 15 avril 2007 à 05:07
Oups, pardon, je voulais dire : à la succession de Jean Bernard !
Rédigé par: Monsieur Népomucène | le 15 avril 2007 à 05:10
En tant qu’historienne et chercheur à l’Université, je me permets d’apporter quelques réflexions à ce débat. Je dois reconnaître que Monsieur Olivier Mathieu, pour être antipathique à beaucoup (sans, d’ailleurs, l’être forcément), ne manque ni d’humour, ni d’une certaine logique, ni – surtout – d’intelligence. Il est malheureusement exact que l’Académie se couvre de ridicule en refusant sa candidature et en n’observant pas son propre règlement. Mais je crois surtout de mon devoir de remarquer qu’Olivier Mathieu est le seul écrivain qui soit digne de ce titre, dans sa génération et dans les générations plus jeunes que lui, dans les milieux dont il fait partie (ou, plus exactement, qu’il a fréquentés autrefois, mais auxquels il serait peu honnête de le réduire). Beaucoup le traitent d’imbécile. Or, même s’il m’en coûte, il faut dire que le « danger » que représente Olivier Mathieu est, justement, de ne pas être un imbécile. Telle était mon opinion, jusqu’au jour où j’ai lu ses livres. Et je dois confesser que son intelligence est une intelligence supérieure. Fils d’enseignants à l’Université, marié à une enseignante à l’Université de Lyon (l’université dont on sait qu’elle est « infiltrée » par maints personnages dérangeants de son genre), l’ampleur de ses relations, et sa capacité à pénétrer n’importe quel milieu, depuis les salons aristocratiques jusqu’à la banlieue parisienne, et même à s’y montrer sympathique s’il le désire, devrait faire réféléchir : il ne peut pas se tromper sur tout. Ce n’est pas une solution que de l’affubler d’une étiquette d’extrême-droite, car plus j’ai été amenée à étudier les milieux d’extrême-droite (où il est détesté), et moins j’ai été convaincue moi-même par cette définition. Diaboliser l’adversaire en le traitant d’extrême-droite (dans un pays où Sarkozy et Le Pen font, ensemble, 40% des voix) risque d’être improductif. Le diaboliser en le traitant d’abruti, encore davantage. Olivier Mathieu, dont j’ai vérifié qu’il a en effet connu et fréquenté les plus grands noms de l’art, de la littérature, de l’histoire du siècle passé, et qui fréquentait notamment Jean-Edern Hallier dans les années 80, a écrit la première biographie d’Abel Bonnard, il a lancé « l’affaire Tintin-Hergé », il a obtenu en 2003 une voix à l’Académie française, il a réussi à se tirer – à son avantage – de l’évident guet-apens qui lui était tendu en février 1990 par Dechavanne. L’émission, vendue dans le commerce (même si c’est sous uen forme tronquée), est sur cent blogs, et les avis à son sujet sont loin d’être tous hostiles à Mathieu. Ce n’était pas fort intelligent de lui taper dessus et d’en faire un martyr. Enfin, en tant qu’écrivain (je viens de lire son prodigieux Une nuit d’été, même si l’œuvre est sortie chez un éditeur d’extrême-droite, « Auda Isarn », privé de diffusion, car le livre, chez un grand éditeur, aurait risqué d’entraîner un indéniable succès), il ne manque ni de talent, ni de sensibilité. Je le dis, et qu’on ne croie pourtant pas que j’appartienne au camp de M. Mathieu (à supposer qu’il ait un camp bien défini). Je crois que la question ouverte par les candidatures académiques de Mathieu est la suivante : face à des personnes de son genre, qui représentent quelque chose de nouveau voire d’unique, il faut repenser toute stratégie. La diabolisation n’est pas utile. Il convient de répondre à Mathieu. Car chaque fois qu’on esquive le débat par le silence, par l’insulte ou par la diabolisation, on se fourvoie. Qu’on le veuille ou non, qu’on le déplore ou non, nous sommes en démocratie et la liberté d’expression doit être accordée à ceux qui pensent de façon différente du grand nombre. Les tentations liberticides entrent en contradiction avec ce que je pense. C’est pourquoi, à la place de l’Académie française, j’accepterais sa candidature, en espérant qu’Olivier Mathieu n’obtienne aucune voix (comme il l’a fait en 2003, contre M. Giscard d’Estaing : et puisque Olivier Mathieu obtient une voix à l’Académie, il est inutile de se cacher derrière notre petit doigt : cela signifie quelque chose). Je conseillerais amicalement à mes collègues de cesser de croire qu’eux seuls sont les « bons », face aux « méchants ». Cette vision manichéenne ne porte à rien de bon. Qu’on le veuille ou non, Olivier Mathieu – et les autres – existent. Et il faut leur répondre, sur le terrain intellectuel, voire accepter – le cas échéant - qu’ils puissent avoir raison sur certains points. C’est parce que l’on a empêché Le Pen de parler qu’il a eu un tel succès.
S.V.
Rédigé par: sarah | le 26 avril 2007 à 20:10
L'article commence par: "J'apprends avec une reelle indifference la mort de Olivier Mathieu,"..
Vous êtes indifférent à quel point à sa mort ? Au point de faire un article dessus ?
Rédigé par: Jim Profit | le 04 juin 2007 à 13:31
Bonjour. J’entre dans ce débat…
Je m’appelle Amélie, j’ai 18 ans, étudiante de terminale. Je suis tombée par hasard sur l’affaire du refus de l’Académie française (31 mai 2007, élection de M. Max Gallo) d’accepter la candidature d’Olivier Mathieu.
Alors, je me suis demandé qui était cet Olivier Mathieu.
Ce que j’ai trouvé m’a tout d’abord écoeurée. Tel est le but, probablement, de beaucoup des personnes qui écrivent sur Olivier Mathieu.
Quand on lit : « Olivier Mathieu, écrivain se proclamant national-socialiste », comment ne pas être écoeurée ?
Seulement, il faudrait peut-être se poser des questions. Qui sont les gens qui proclament qu’Olivier Mathieu se proclamerait tel ? Où et quand s’est-il, se serait-il proclamé tel ?
Mais ensuite, donc, je me suis posé des questions. Mes profs, mes amis ne m’ont pas convaincue. Il y avait quelque chose qui « clochait »… Je suis allée à la BNF, pour regarder l’émission (l’émission COMPLETE…) de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990.
Et… j’ai été obligée de faire quelques réflexions, à partir de cette émission de la télévision française (Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, 6 février 1990, avec la participation de Jean-Pierre Pierre-Bloch et d’Olivier Mathieu), mais aussi des livres d’Olivier Mathieu que j’ai décidé de lire, de MES yeux, avec MON cerveau.
Voici les réflexions d’une fille qui, en 1990, était à peine née… Depuis quelques mois, on trouve donc dans le commerce, le plus officiellement du monde, en France et je suppose ailleurs aussi, trois CD-ROM d’extraits de « Ciel mon mardi », mis en vente par la société de Christophe Dechavanne. Il y a eu une campagne de publicité. Les ventes, semble-t-il, sont excellentes. Fort bien.
Ces émissions, et les propos que l’on y entend, sont donc de domaine public.
Je voudrais faire une première remarque. Bien que la publicité dise modestement qu’il s’agit là d’une « émission culte », il faut remarquer que chaque époque a les « cultes » qu’elle mérite.
M’est avis que l’unique émission de « Ciel mon mardi » qui ait encore de l’intérêt, vingt ans après, soit celle du 6 février 1990, sur « l’extrême-droite » : un titre tapageur. Les autres, personne ne s’en souvient guère, en tout cas on s’en souvient moins, il me semble. Mieux encore, m’est avis que si l’on se souvient dans l’avenir de « Ciel mon mardi » et de Christophe Dechavanne, on le devra surtout à cette émission. Et à celui qui en fut, qu’on le veuille ou non, le protagoniste indiscuté : l’écrivain Olivier Mathieu. Celui dont ON proclame qu’il se proclamerait ce que vous savez.
Deuxième remarque. Il m’a été impossible ou presque, aujourd’hui, de trouver sur « You Tube », ou sur les blogs, d’autres émissions de « Ciel mon mardi » que celle du 6 février 1990. Je me trompe peut-être, et je conseille à tous de vérifier. De toute évidence, l’émission « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne qui a marqué les mémoires, et continue à passionner les jeunes générations, est cette émission-là. L’émission que l’on devrait peut-être appeler, plus que celle de Christophe Dechavanne, l’émission d’Olivier Mathieu.
Ici, une question que j’aimerais poser aux « modérateurs » des blogs, voire aux pouvoirs publics de l’Etat. Sur des dizaines voire des centaines de blogs, on s’aperçoit (aujourd’hui, en 2007) qu’il existe des dizaines voire des centaines d’internautes pour lancer de véritables appels au meurtre contre la personne d’Olivier Mathieu. Vous pouvez vérifier, vous-mêmes.
Surprise. Est-il donc légal, licite d’appeler au meurtre, sur Internet, contre qui que ce soit (y compris contre cet Olivier Mathieu) en toute impunité ? L’appel au meurtre, depuis quand n’est-il plus punissable ?
De temps en temps, des sites « révisionnistes » sont fermés. De temps en temps, des sites « pédophiles » sont fermés. Je ne discute pas, jusqu’ici, afin de savoir si de telles fermetures de site sont à louer, ou pas. Je le constate. Par conséquent, je constate aussi – comme tout un chacun peut le faire - que les sites qui appellent ouvertement (ou plus ou moins ouvertement) au meurtre contre Olivier Mathieu, citoyen français, ces sites NE sont PAS fermés, aucun modérateur ne semble se faire entendre. La diffusion, par mes soins, du présent message, poussera peut-être ces « modérateurs », ou les pouvoirs publics, à se manifester contre de telles inciatations au meurtre, et qui, à tout le moins, visent à troubler l’ordre public de la France ? Il semble impossible, à tout esprit sain, qu’Internet puisse ainsi véhiculer des appels au meurtre nominatifs ! C’est hallucinant ! Qu’en pensez-vous ?
Quoi qu’il en soit, pendant que les CD-Rom de « Ciel mon mardi » sont dans le commerce, et que l’émission du 6 février 1990 fait me semble-t-il un ravage sur les blogs du monde entier, et qu’elle est largement commentée sur tant de ces blogs, il faudrait dire au moins ce qui suit.
Les extraits de l’émission, que l’on trouve sur les CD-ROM de Christophe Dechavanne, sont des extraits, justement. Des extraits qui ont été tronqués. Vous connaissez certainement la phrase célèbre : « Donnez-moi deux phrases d’un homme, et je le fais pendre ». Mais est-il juste, est-il logique de condamner quelqu’un (ici, Olivier Mathieu) pour des EXTRAITS tronqués d’une émission ?
J’ai pu m’en apercevoir en regardant l’émission complète, pas seulement les extraits du CD ROM et des blogs…
La plupart de ceux qui achètent les CD-ROM de « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne, ou les habitués des films de You Tube, sont comme moi : ils n’ont pas tous fait partie des 7 millions de téléspectateurs qui, ce soir-là de février 1990, étaient devant leur poste de télévision. Ce fut sans doute l’une des meilleures audiences de Christophe Dechavanne pour Ciel mon mardi. En outre, les images de l’émission furent rediffusées, partiellement ou intégralement, dans la plupart de pays du monde, dès le lendemain, notamment en Israël, et même en Corée ! En Espagne, la grande presse parla du « plus grand scandale de l’histoire de la télévision ».
Maintenant, je propose et suggère aux fans de Christophe Dechavanne, mais aussi à tous ceux qui ont du sens critique, de comparer l’émission entière de 1990 aux extraits tronqués qui sont, en 2007, dans le commerce en France. Ils auront des surprises.
Ensuite, je suggère à ces mêmes admirateurs de Christophe Dechavanne de lire, pour commencer, les interviews données par ce même Dechavanne, en février 1990, dans les jours qui suivirent l’émission. Je suis allée en bibliothèque, je suis allée sur Internet, je suis allée dans certaines rédactions, j’ai retrouvé des coupures de presse que je me suis mise à collectionner… Une de ces plus importantes interviews fut donnée, par Christophe Dechavanne, à l’organe de presse « Tribune juive ».
Les admirateurs de Christophe Dechavanne et de Ciel mon mardi, ensuite, devraient lire ce que Christophe Dechavanne a écrit dans son livre (« La fièvre du mardi soir »). Non, je ne fais pas de la pub occulte à Dechavanne. Mais dans ce livre, le présentateur Christophe Dechavanne « coucougnettes » a consacré une grosse dizaine de pages à Olivier Mathieu et à l’émission du 6 février 1990.
Enfin, les admirateurs de Christophe Dechavanne devraient écouter ATTENTIVEMENT – j’insiste sur ce mot ! - les commentaires de MM. Dechavanne et Carmouze qui, dans le CD-ROM mis en vente en France dans le commerce dès 2006 environ, ont cru bon de se livrer à un COMMENTAIRE de l’émission du 6 février 1990. A ma connaissance, c’est le seul cas où une émission d’époque a été « commentée », vingt ans après, par MM. Dechavanne et Carmouze.
Dans les commentaires de 2006, que l’on trouve dans le CD-ROM, Dechavanne et Carmouze se posent d’abord, on dirait, en défenseurs de la liberté d’expression. L’un d’eux cite « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », l’autre répond par le « Je défendrai votre liberté de parler, même si je ne suis pas d’accord avec vous » (attribué à Voltaire). Bref, en février 1990, MM. Dechavanne et Carmouze – selon eux - auraient en quelque sorte décidé de « donner la parole » à Olivier Mathieu.
Ce qui est ennuyeux, voilà, c’est que, si l’on compare ce que dit Christophe Dechavanne dans son CD-ROM en 2006, à ce que disait SUR LE MEME SUJET Christophe Dechavanne dans ses interviews de 1990 puis dans son livre (son unique livre, je crois) de 1991, on risque de trébucher dans plus d’une contradiction.
Dans ses interviews et dans son livre, Christophe Dechavanne déclare, grosso modo, qu’il ne « savait pas » qui était Olivier Mathieu. Il aurait été « dépassé par les événements ».
La question est donc, pour toute personne qui ait un tant soit peu de sens critique et d’honnêteté intellectuelle, de savoir comment, en 1991, Christophe Dechavanne peut avoir déclaré ne pas savoir qui était Olivier Mathieu, et comment, en 2006, il peut se pavaner dans le rôle de celui qui a donné la parole au « méchant » de service : ledit Olivier Mathieu.
Dans l’émission de 1990, on voit nettement que, pendant tout le début de l’émission, la parole est longuement et systématiquement refusée à Olivier Mathieu (il s’étonne d’avoir été invité et qu’on ne le laisse pas s’exprimer…). On voit nettement que Christophe Dechavanne salue d’un « bonjour » (ou d’un « bonsoir ») TOUS les invités, il les présente tous au public et aux téléspectateurs, un par un, SAUF Olivier Mathieu, lequel est rigoureusement le seul à ne pas être salué. (Disons, entre parenthèses, que cette attitude peu courtoise pourrait avoir irrité Olivier Mathieu. Leque s’était retrouvé seul dans un studio infiltré – cela appartient à l’histoire, et les articles de presse comme les images de la télé le documentent amplement – par des activistes du BETAR, mais aussi par des militants de l’extrême-droite française, qui l’insultaient à voix haute.)
Or, dans l’émission de 1990, on voit nettement Christophe Dechavanne qui arrache le micro à Olivier Mathieu. Or, dans l’émission de 1990, on entend nettement Olivier Mathieu reprocher à Christophe Dechavanne « de lui avoir interdit, avant l’émission, de parler » de certains sujets.
Tout ça, ça a commencé à me donner des soupçons. Olivier Mathieu reproche à Christophe Dechavanne de l’avoir censuré « avant l’émission » à un moment (avant le déclenchement de la bagarre) où il n’a aucune raison de l’inventer. A ces reproches (que lui adressait, en la personne d’Olivier Mathieu, un de ses invités) de censure, Christophe Dechavanne n’a JAMAIS répondu, nulle part. Au fait, il ne faudrait pas parler de bagarre. Une bagarre suppose qu’il y ait une lutte entre deux camps. Ici, c’est juste un tabassage en règles. Olivier Mathieu parle, il est probablement aveuglé par un projecteur qui a été placé là volontairement, il y a dans le public un groupe qui complote, un des types se lève et cogne Olivier Mathieu, qui ne s’aperçoit de rien, par derrière. Faut du culot pour appeler ça une bagarre. Non ?
Mais comment Christophe Dechavanne peut-il, en 2006, dans le CD-ROM, sembler dire qu’il a défendu le droit d’Olivier Mathieu à s’exprimer, alors que tout le monde l’a vu lui arracher – en 1990 - son micro ?
La vérité, dès lors, semble claire à celui qui comme moi compare l’émission complète (de 1990) et l’émission tronquée (du CD-ROM), mais aussi à celui qui compare les déclarations du même Christophe Dechavanne en 1990 (interviews), 1991 (livre) et 2006 (CD-ROM). On aurait envie de conseiller à Christophe Dechavanne qu’il serait temps qu’il adopte une version, et qu’il cesse d’en changer.
Que reste-t-il alors de Ciel mon mardi, et de Ciel mon mardi du 6 février 1990 ? Une émission-culte, oui, mais surtout une émission où l’un des invités a été violemment frappé, en direct, devant sept millions environ de téléspectateurs. Agression dont les auteurs (bien que les images aient fait le tour du monde, qu’elles aient été enregistrées en temps réel – il y a encore sûrement beaucoup de gens qui possèdent une cassette de l’émission entière ; et bien que ces images de délinquance aient également été publiées par plusieurs journaux) ne semblent jamais avoir dû rendre compte d’agissements qui, à l’époque, suscitèrent pourtant la colère du C.S.A. (comité de surveillance audio-visuelle) contre le présentateur Christophe Dechavanne. Tandis que, par exemple Claude Sarraute, dans le journal Le Monde, déclarait le lendemain 7 février 1990 qu’il s’était agi d’un guet-apens (un guet-apens contre Olivier Mathieu, donc).
Certains, depuis lors, présentent Olivier Mathieu comme un « écrivain se proclamant national-socialiste ». Cette formule me fait rire. Que signifie : « un écrivain se proclamant national-socialiste » ? Ce monsieur est-il censé s’éveiller, le matin, et se « proclamer » « national-socialiste » ? Se « proclame »-t-il « national-socialiste » du matin au soir ?
Un écrivain, à ma connaissance, écrit des livres. L’idée de SE PROCLAMER fait rigoler, oui. Et puis, où ce monsieur (que je ne connais évidemment pas personnellement, mais dont grâce à Christophe Dechavanne je me suis mis à chercher et à lire les livres) s’est-il, se serait-il « proclamé » « national-socialiste » ? Et encore, on peut « se proclamer » des tas de choses, mais on peut le faire par conviction, par dérision, par jeu, par réaction, par humour, par désespoir, par mille autres choses et pour mille raisons diverses (ou complémentaires) les unes des autres ! André Breton engageait par écrit son lecteur à « sortir avec un revolver » et à tirer au hasard… André Breton ne fut pas un assassin, mais le créateur du surréalisme !
Autre question : ceux qui emploient de telles étiquettes ont-ils idée de ce que les penseurs, les écrivains, les intellectuels, les artistes suivent des PARCOURS – dans l’espace comme dans le temps ? Prenons le cas de Garaudy, qui fut chrétien, communiste, musulman, et j’en passe. Y aurait-il un sens à dire : « Garaudy, qui se proclame chrétien » ? Non. Il faudrait dire, tout au plus : Garaudy, qui fut ceci à telle époque, puis cela à telle autre époque… Idem pour Konk, et pour cent autres. Je suppose que le dessinateur Konk ne se « proclamait » pas la même chose à l’époque où il bossait, comme j’ai appris en me documentant, pour l’Evénement du Jeudi et puis pour National Hebdo… Pourtant, c’est bien le même Konk. Et ce sont les autres qui se sont mis à proclamer ce qu’il était censé, lui aussi, se proclamer…
Est-on certain qu’Olivier Mathieu se soit « proclamé », HIER, en 1990, « national-socialiste » ? Il doit savoir que le NSDAP est dissous depuis belle lurette, non ? Est-on certain qu’il se « proclame », AUJOURD’HUI, « national-socialiste » ? A-t-on donc décidé d’affubler Olivier Mathieu d’une seule et unique étiquette jusqu’à la fin de ses jours ? Est-on certain qu’il se soit jamais « proclamé » quoi que ce soit ? Est-on certain qu’il se soit jamais proclamé autre chose qu’ECRIVAIN ? Enfin, à supposer qu’il se soit « proclamé » quoi que ce soit à quelque moment que ce soit, peut-être aurait-il fallu le lui demander à lui-même !… Au lieu de cela, le 6 février 1990 à Ciel mon mardi, on l’a empêché de parler, on l’a roué de coups, avant de déclarer qu’il se « proclamait » national-socialiste, etc. En vérité, à regarder l’émission complète du 6 février 1990, ce sont les invités et le public qui l’ont « proclamé » « nazi ».
Est-ce qu’il n’est pas temps d’arrêter, dès qu’on ne comprend pas quelqu’un, de le traiter de « nazi » ? Après la guerre, l’insulte de « nazi » (ou de « fasciste ») était courante entre les gouvernements communistes de l’URSS et de la Chine…
Le 6 février 1990, à Ciel mon mardi, on a même vu un acteur de télévision, un certain Jean Benguigui, que M. Olivier Mathieu a appelé « Monsieur Benguigui » (tel est le nom de cet acteur), alors que Benguigui s’est adressé à Olivier Mathieu en lui jetant : « C’est à vous, Monsieur Goebbels ».
Monsieur Benguigui établit un parallèle entre Olivier Mathieu et Paul Joseph Goebbels : mais c’est Olivier Mathieu qui, ensuite, est censé se « proclamer » national-socialiste ?
Je crois qu’il faut laisser tout un chacun se proclamer lui-même, s’il le veut, ce qu’il veut, en son âme et conscience, et selon la meilleure tradition démocratique de la liberté d’expression, de pensée et d’opinion. Et aussi dans la liberté de suivre un parcours personnel, parcours qui a des lignes directrices, mais est susceptible de nuances. Chacun donne le sens qu’il désire aux mots. Il aurait fallu demander à Olivier Mathieu ce qu’il se proclamait, ou pas, et ce qu’il voulait dire par là. Non ?
Mais pourquoi, me demandé-je sincèrement, faire dire à qui que ce soit (ici, à Olivier Mathieu) ce qu’il n’a pas forcément, voire ce qu’il n’a aucunement dit ? Qu’a-t-il dit ? On ne peut pas condamner les gens sur des propos tronqués, ou sur les arrière-pensées qu’on leur prête. Qu’a-t-il dit ? A-t-on compris ce qu’il disait ? Et qu’a-t-on voulu lui faire dire ? Par exemple, la rumeur, véhiculée par tous les blogs, veut qu’Olivier Mathieu ait demandé « une minute de silence à la mémoire des NAZIS ».
Vingt ans après, même si Olivier Mathieu a demandé en vérité (j’ai vu l’émission complète, je le répète) une minute de silence à la mémoire des « quatorze millions d’ALLEMANDS déportés après la guerre par Staline », et il y avait beaucoup de CIVILS parmi eux, et tous n’étaient certainement pas « NAZIS », eh bien, rien n’y fait : Olivier Mathieu, qui est censé se « proclamer » « national-socialiste », est aussi censé avoir demandé une minute de silence à la mémoire des NAZIS. Or, c’est FAUX. Olivier Mathieu a demandé une minute de silence à la mémoire de déportés, à la mémoire de morts. Tous les déportés, tous les morts - vraiment ne méritent-ils pas le respect ?
L’émission Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, grâce à la soirée du 6 février 1990 (Olivier Mathieu) est et restera dans l’histoire de la télévision et dans l’histoire tout court une émission culte. Mais les jeunes générations doivent pouvoir la regarder (dans sa version complète) avec sens critique, et en connaissance de cause sur tout ce qui en faisait la toile de fond.
Moi je veux dénoncer ce qui a été, indéniablement, une agression orchestrée, une agression physique, à plusieurs contre un homme seul. (Je ne parlerai même pas des insultes verbales. Un acteur de cinéma dont certains se souviennent sans doute (un certain Gérard Darmon je crois) lors de la même émission du 6 février 1990, a traité Olivier Mathieu de divers noms d’oiseau, entre autres « d’étron »).
Je le sais, nous sommes dans la Société du Spectacle, mais il ne faut qu’un peu de bon sens pour comprendre l’espèce d’hypocrisie qu’il y a à inviter des gens, dans un studio ouvert au public, et tout cela POUR FAIRE DE l’AUDIMAT. La chaîne TF 1, suppose-t-on, doit et devait faire respecter la sécurité de ses invités, de TOUS ses invités. Un plateau de télévision n’est pas (ou ne devrait pas être) un ring de boxe.
La violence physique ne peut être en 2007, comme elle ne pouvait l’être le 6 février 1990, un argument. La violence physique, contre qui que ce soit qu’elle s’exerce, ou de qui que ce soit qu’elle provienne, doit être dénoncée, il me semble !
Ainsi, par sa nature, l’émission du 6 février 1990 (et, bien souvent, l’image qui en a été donnée) fut pour une grande partie une sorte d’escroquerie intellectuelle. Escroquerie, je ne trouve pas d’autre mot. L’homme politique Jean-Pierre Pierre-Bloch, présent sur le plateau le 6 février 1990, aurait sans doute pu et dû dénoncer cette escroquerie.
Reste une émission symbolique, symbole de ce début des années 1990 (la loi connue comme « Loi Gayssot » fut votée quelques mois plus tard), en tout cas comme symbole de quelque chose, une émission qui, je le crois, sera encore regardée et analysée dans cinquante voire dans cent ans. Qui sait ce que l’on en dira, à ce moment-là !?
On doit en remercier Christophe Dechavanne, je veux le préciser et donc lui dire merci. Lors d’une rétrospective sur Ciel mon mardi, à la télé, l’émission du 6 février 1990 avait été (curieusement ) passée sous silence… Mais lors de la sortie des trois CD-ROM, sans doute après mûre réflexion, Christophe Dechavanne a opté pour la diffusion d’extraits (fussent-ils tronqués) de sa plus intéressante émission, celle du 6 février 1990. Probablement aussi quelqu’un aura songé que les ventes du CD-ROM n’en seraient que meilleures. Je me demande si beaucoup de gens n’achètent pas le CD justement pour l’émission du 6 février 1990..
Mon texte, que je soumets au public des blogs, veut être une incitation à retrouver et à regarder l’émission entière, à analyser sereinement (et sociologiquement) un événement important de l’histoire de la télé française et pas seulement française, et à se documenter sur les tenants et les aboutissants d’une telle affaire, si complexe (et dont, aujourd’hui encore, il n’est pas facile de parler avec toute la liberté qu’on voudrait) ; mais mon texte est aussi une incitation à relire le livre de Christophe Dechavanne, ses interviews de 1990, et à comparer ces textes à son propre commentaire au CD-ROM de 2006.
Ainsi, peu à peu, la vérité finira-t-elle par émerger, au moins je le souhaite, d’une émission qui fut une « première « et dont – à mon avis - on reparlera très longtemps.
Force est de constater que les gens de l’extrême-droite française, présents sur le plateau le 6 février 1990, n’ont nullement réagi en faveur d’Olivier Mathieu: ce fait est noté et souligné avec maints sarcasmes, sur des dizaines de blogs, par les internautes !
Le plus cocasse est donc sans doute que, dans cette émission sur « l’extrême-droite », pour ainsi dire l’un des rares à NE PAS être « d’extrême-droite » était Olivier Mathieu. Qui, en dernière analyse, devrait avoir eu comme tout un chacun le droit de jouir de sa liberté d’expression et d’opinion ; qui, comme tout écrivain, a son parcours ; qui a sa personnalité, sa cohérence, et visiblement (je le dis pour avoir lu ses livres, au lieu de le condamner d’après les seuls racontars de ses adversaires) son refus des clivages imposés par le « Système ». Olivier Mathieu a collaboré à des journaux ou à des revues de droite, de gauche, d’extrême-droite et d’extrême-gauche, il a aussi collaboré jadis bénévolement et brièvement à un journal de la communauté musulmane : qu’est-ce qui permet de ne lui affubler QUE l’étiquette « d’extrême-droite » ?… Quoi, sinon la mauvaise foi et la volonté de « l’isoler » par un « cordon sanitaire » ?
Ce n’est pas à moi de « proclamer » ce qu’il est, ou n’est pas. On a le droit de l’attaquer, bien entendu ! et tel devrait être le rôle d’un débat intellectuel objectif. Mais même s’il y a eu dernièrement une inflation de nazis (le communiste Milosevic, « nazi des Balkans » ; Saddam Hussein, « nazi de l’Irak » ; Bush traité de « nazi » dans les manifestations de l’extrême-gauche, dans divers pays européens, etc.), on est toujours le « nazi » de quelqu’un, Olivier Mathieu devrait avoir eu, comme tout un chacun, le droit de se défendre, de s’exprimer. Je dis : le débat intellectuel, oui. Les coups et blessures, non ! Ou on laisse parler les invités d’un plateau de télé, ou…. on ne les invite pas ! Ce qu’ils diront pourra être « choquant », au moins aux yeux de certains. Mais il faut espérer – paradoxalement - que des choses « choquantes » soient dites. Quel ennui, quand la télé ne dit que des choses « agréables à tout le monde » ! Quelle uniformité, quel conformisme, quelle globalisation ! Sans Olivier Mathieu, il resterait de Ciel mon mardi une émission où Christophe Dechavanne parlait de « coucougnettes », puis riait de tant d’ humour et de tant de transgression avec ses collègues présentateurs… Un peu léger !
Olivier Mathieu pourrait alors dire, s’il pouvait parler sans qu’on le tabasse et s’il le souhaitait, sa propre définition de mots fourre-tout comme « national-socialiste » (ou « nazi »). Quoi que soit Olivier Mathieu, je suppose qu’il le soit à sa façon – et c’est sa voix que l’on voudrait entendre. Mais pas exclusivement les accusations (à mon avis exagérées, fallacieuses, monocordes, répétitives, banales) de ses adversaires.
J’ai une certitude en ce qui concerne Olivier Mathieu : lui qui (selon ce que j’en ai appris sur divers sites Internet, ou dans ses livres) s’est fait réformer du service militaire, lui qui rejette le travail au nom des slogans de Mai 1968 contre le TRAVAIL = TRIPALIUM, lui qui le 6 février 1990 était chevelu et barbu, … Olivier Mathieu n’a certainement et strictement rien à voir avec les grotesques caricatures de « néo-nazis » buveurs de bière et au crâne rasé des « images d’Epinal » habituelles… Il faut reconnaître le mérite à Christophe Dechavanne lui-même, dans son livre de 1991, de commencer son chapitre sur Olivier Mathieu en décrivant celui-ci, justement, chevelu, barbu et sympathique.
J’ai voulu insister dans ce texte, que ce n’est pas par les guet-apens, par la violence préméditée, par les insultes, par les citations tronquées, par les contradictions, etc., que l’on pourra convaincre durablement le public. Mais pourquoi donc veut-on ainsi lui faire avaler des couleuvres, au « grand public » ? QUELLES « couleuvres » ?
Que le peuple des blogs y réfléchisse… ! Avant de juger et de condamner, qu’il analyse les documents (l’émission), les textes et les faits. Et qu’il se pose, sans dogmes et tabous, des questions quant aux motifs réels, cachés ou non, qui ont conduit à ce « lynchage » médiatique du 6 février 1990.
Ce sont peut-être les mêmes motifs qui ont conduit à l’exclusion d’Olivier Mathieu, le 31 mai 2007, de candidature à l’Académie française, lors de l’élection qui a vu la victoire étriquée de M. Max Gallo. J’ai lu avec intérêt « Une nuit d’été », un superbe roman d’amour d’Olivier Mathieu paru en 2005 aux éditions toulousaines AUDA ISARN, et qu’on trouve donc en vente sur Internet. Qui lira ce livre verra un Olivier Mathieu qui, vraiment, n’a rien à voir avec « l’épouvantail » qu’on voudrait faire de lui. Je crois que beaucoup de personnes, après lecture, reconnaîtront qu’il s’agit d’un remarquable écrivain.
J’ai lu aussi avec intérêt la lettre écrite tout récemment à M. Max Gallo par l’ultra-gauchiste Pierre Guillaume en faveur d’Olivier Mathieu.
J’espère que vous serez nombreux à répondre, sur les blogs, à une fille de mon âge (je voudrais entrer, plus tard, à Sciences Po) qui espère avoir ouvert un débat.
Amélie Dupont
Rédigé par: amélie | le 29 juin 2007 à 17:32
Bonjour. J’entre dans ce débat…
Je m’appelle Amélie, j’ai 18 ans, étudiante de terminale. Je suis tombée par hasard sur l’affaire du refus de l’Académie française (31 mai 2007, élection de M. Max Gallo) d’accepter la candidature d’Olivier Mathieu.
Alors, je me suis demandé qui était cet Olivier Mathieu.
Ce que j’ai trouvé m’a tout d’abord écoeurée. Tel est le but, probablement, de beaucoup des personnes qui écrivent sur Olivier Mathieu.
Quand on lit : « Olivier Mathieu, écrivain se proclamant national-socialiste », comment ne pas être écoeurée ?
Seulement, il faudrait peut-être se poser des questions. Qui sont les gens qui proclament qu’Olivier Mathieu se proclamerait tel ? Où et quand s’est-il, se serait-il proclamé tel ?
Mais ensuite, donc, je me suis posé des questions. Mes profs, mes amis ne m’ont pas convaincue. Il y avait quelque chose qui « clochait »… Je suis allée à la BNF, pour regarder l’émission (l’émission COMPLETE…) de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990.
Et… j’ai été obligée de faire quelques réflexions, à partir de cette émission de la télévision française (Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, 6 février 1990, avec la participation de Jean-Pierre Pierre-Bloch et d’Olivier Mathieu), mais aussi des livres d’Olivier Mathieu que j’ai décidé de lire, de MES yeux, avec MON cerveau.
Voici les réflexions d’une fille qui, en 1990, était à peine née… Depuis quelques mois, on trouve donc dans le commerce, le plus officiellement du monde, en France et je suppose ailleurs aussi, trois CD-ROM d’extraits de « Ciel mon mardi », mis en vente par la société de Christophe Dechavanne. Il y a eu une campagne de publicité. Les ventes, semble-t-il, sont excellentes. Fort bien.
Ces émissions, et les propos que l’on y entend, sont donc de domaine public.
Je voudrais faire une première remarque. Bien que la publicité dise modestement qu’il s’agit là d’une « émission culte », il faut remarquer que chaque époque a les « cultes » qu’elle mérite.
M’est avis que l’unique émission de « Ciel mon mardi » qui ait encore de l’intérêt, vingt ans après, soit celle du 6 février 1990, sur « l’extrême-droite » : un titre tapageur. Les autres, personne ne s’en souvient guère, en tout cas on s’en souvient moins, il me semble. Mieux encore, m’est avis que si l’on se souvient dans l’avenir de « Ciel mon mardi » et de Christophe Dechavanne, on le devra surtout à cette émission. Et à celui qui en fut, qu’on le veuille ou non, le protagoniste indiscuté : l’écrivain Olivier Mathieu. Celui dont ON proclame qu’il se proclamerait ce que vous savez.
Deuxième remarque. Il m’a été impossible ou presque, aujourd’hui, de trouver sur « You Tube », ou sur les blogs, d’autres émissions de « Ciel mon mardi » que celle du 6 février 1990. Je me trompe peut-être, et je conseille à tous de vérifier. De toute évidence, l’émission « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne qui a marqué les mémoires, et continue à passionner les jeunes générations, est cette émission-là. L’émission que l’on devrait peut-être appeler, plus que celle de Christophe Dechavanne, l’émission d’Olivier Mathieu.
Ici, une question que j’aimerais poser aux « modérateurs » des blogs, voire aux pouvoirs publics de l’Etat. Sur des dizaines voire des centaines de blogs, on s’aperçoit (aujourd’hui, en 2007) qu’il existe des dizaines voire des centaines d’internautes pour lancer de véritables appels au meurtre contre la personne d’Olivier Mathieu. Vous pouvez vérifier, vous-mêmes.
Surprise. Est-il donc légal, licite d’appeler au meurtre, sur Internet, contre qui que ce soit (y compris contre cet Olivier Mathieu) en toute impunité ? L’appel au meurtre, depuis quand n’est-il plus punissable ?
De temps en temps, des sites « révisionnistes » sont fermés. De temps en temps, des sites « pédophiles » sont fermés. Je ne discute pas, jusqu’ici, afin de savoir si de telles fermetures de site sont à louer, ou pas. Je le constate. Par conséquent, je constate aussi – comme tout un chacun peut le faire - que les sites qui appellent ouvertement (ou plus ou moins ouvertement) au meurtre contre Olivier Mathieu, citoyen français, ces sites NE sont PAS fermés, aucun modérateur ne semble se faire entendre. La diffusion, par mes soins, du présent message, poussera peut-être ces « modérateurs », ou les pouvoirs publics, à se manifester contre de telles inciatations au meurtre, et qui, à tout le moins, visent à troubler l’ordre public de la France ? Il semble impossible, à tout esprit sain, qu’Internet puisse ainsi véhiculer des appels au meurtre nominatifs ! C’est hallucinant ! Qu’en pensez-vous ?
Quoi qu’il en soit, pendant que les CD-Rom de « Ciel mon mardi » sont dans le commerce, et que l’émission du 6 février 1990 fait me semble-t-il un ravage sur les blogs du monde entier, et qu’elle est largement commentée sur tant de ces blogs, il faudrait dire au moins ce qui suit.
Les extraits de l’émission, que l’on trouve sur les CD-ROM de Christophe Dechavanne, sont des extraits, justement. Des extraits qui ont été tronqués. Vous connaissez certainement la phrase célèbre : « Donnez-moi deux phrases d’un homme, et je le fais pendre ». Mais est-il juste, est-il logique de condamner quelqu’un (ici, Olivier Mathieu) pour des EXTRAITS tronqués d’une émission ?
J’ai pu m’en apercevoir en regardant l’émission complète, pas seulement les extraits du CD ROM et des blogs…
La plupart de ceux qui achètent les CD-ROM de « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne, ou les habitués des films de You Tube, sont comme moi : ils n’ont pas tous fait partie des 7 millions de téléspectateurs qui, ce soir-là de février 1990, étaient devant leur poste de télévision. Ce fut sans doute l’une des meilleures audiences de Christophe Dechavanne pour Ciel mon mardi. En outre, les images de l’émission furent rediffusées, partiellement ou intégralement, dans la plupart de pays du monde, dès le lendemain, notamment en Israël, et même en Corée ! En Espagne, la grande presse parla du « plus grand scandale de l’histoire de la télévision ».
Maintenant, je propose et suggère aux fans de Christophe Dechavanne, mais aussi à tous ceux qui ont du sens critique, de comparer l’émission entière de 1990 aux extraits tronqués qui sont, en 2007, dans le commerce en France. Ils auront des surprises.
Ensuite, je suggère à ces mêmes admirateurs de Christophe Dechavanne de lire, pour commencer, les interviews données par ce même Dechavanne, en février 1990, dans les jours qui suivirent l’émission. Je suis allée en bibliothèque, je suis allée sur Internet, je suis allée dans certaines rédactions, j’ai retrouvé des coupures de presse que je me suis mise à collectionner… Une de ces plus importantes interviews fut donnée, par Christophe Dechavanne, à l’organe de presse « Tribune juive ».
Les admirateurs de Christophe Dechavanne et de Ciel mon mardi, ensuite, devraient lire ce que Christophe Dechavanne a écrit dans son livre (« La fièvre du mardi soir »). Non, je ne fais pas de la pub occulte à Dechavanne. Mais dans ce livre, le présentateur Christophe Dechavanne « coucougnettes » a consacré une grosse dizaine de pages à Olivier Mathieu et à l’émission du 6 février 1990.
Enfin, les admirateurs de Christophe Dechavanne devraient écouter ATTENTIVEMENT – j’insiste sur ce mot ! - les commentaires de MM. Dechavanne et Carmouze qui, dans le CD-ROM mis en vente en France dans le commerce dès 2006 environ, ont cru bon de se livrer à un COMMENTAIRE de l’émission du 6 février 1990. A ma connaissance, c’est le seul cas où une émission d’époque a été « commentée », vingt ans après, par MM. Dechavanne et Carmouze.
Dans les commentaires de 2006, que l’on trouve dans le CD-ROM, Dechavanne et Carmouze se posent d’abord, on dirait, en défenseurs de la liberté d’expression. L’un d’eux cite « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », l’autre répond par le « Je défendrai votre liberté de parler, même si je ne suis pas d’accord avec vous » (attribué à Voltaire). Bref, en février 1990, MM. Dechavanne et Carmouze – selon eux - auraient en quelque sorte décidé de « donner la parole » à Olivier Mathieu.
Ce qui est ennuyeux, voilà, c’est que, si l’on compare ce que dit Christophe Dechavanne dans son CD-ROM en 2006, à ce que disait SUR LE MEME SUJET Christophe Dechavanne dans ses interviews de 1990 puis dans son livre (son unique livre, je crois) de 1991, on risque de trébucher dans plus d’une contradiction.
Dans ses interviews et dans son livre, Christophe Dechavanne déclare, grosso modo, qu’il ne « savait pas » qui était Olivier Mathieu. Il aurait été « dépassé par les événements ».
La question est donc, pour toute personne qui ait un tant soit peu de sens critique et d’honnêteté intellectuelle, de savoir comment, en 1991, Christophe Dechavanne peut avoir déclaré ne pas savoir qui était Olivier Mathieu, et comment, en 2006, il peut se pavaner dans le rôle de celui qui a donné la parole au « méchant » de service : ledit Olivier Mathieu.
Dans l’émission de 1990, on voit nettement que, pendant tout le début de l’émission, la parole est longuement et systématiquement refusée à Olivier Mathieu (il s’étonne d’avoir été invité et qu’on ne le laisse pas s’exprimer…). On voit nettement que Christophe Dechavanne salue d’un « bonjour » (ou d’un « bonsoir ») TOUS les invités, il les présente tous au public et aux téléspectateurs, un par un, SAUF Olivier Mathieu, lequel est rigoureusement le seul à ne pas être salué. (Disons, entre parenthèses, que cette attitude peu courtoise pourrait avoir irrité Olivier Mathieu. Leque s’était retrouvé seul dans un studio infiltré – cela appartient à l’histoire, et les articles de presse comme les images de la télé le documentent amplement – par des activistes du BETAR, mais aussi par des militants de l’extrême-droite française, qui l’insultaient à voix haute.)
Or, dans l’émission de 1990, on voit nettement Christophe Dechavanne qui arrache le micro à Olivier Mathieu. Or, dans l’émission de 1990, on entend nettement Olivier Mathieu reprocher à Christophe Dechavanne « de lui avoir interdit, avant l’émission, de parler » de certains sujets.
Tout ça, ça a commencé à me donner des soupçons. Olivier Mathieu reproche à Christophe Dechavanne de l’avoir censuré « avant l’émission » à un moment (avant le déclenchement de la bagarre) où il n’a aucune raison de l’inventer. A ces reproches (que lui adressait, en la personne d’Olivier Mathieu, un de ses invités) de censure, Christophe Dechavanne n’a JAMAIS répondu, nulle part. Au fait, il ne faudrait pas parler de bagarre. Une bagarre suppose qu’il y ait une lutte entre deux camps. Ici, c’est juste un tabassage en règles. Olivier Mathieu parle, il est probablement aveuglé par un projecteur qui a été placé là volontairement, il y a dans le public un groupe qui complote, un des types se lève et cogne Olivier Mathieu, qui ne s’aperçoit de rien, par derrière. Faut du culot pour appeler ça une bagarre. Non ?
Mais comment Christophe Dechavanne peut-il, en 2006, dans le CD-ROM, sembler dire qu’il a défendu le droit d’Olivier Mathieu à s’exprimer, alors que tout le monde l’a vu lui arracher – en 1990 - son micro ?
La vérité, dès lors, semble claire à celui qui comme moi compare l’émission complète (de 1990) et l’émission tronquée (du CD-ROM), mais aussi à celui qui compare les déclarations du même Christophe Dechavanne en 1990 (interviews), 1991 (livre) et 2006 (CD-ROM). On aurait envie de conseiller à Christophe Dechavanne qu’il serait temps qu’il adopte une version, et qu’il cesse d’en changer.
Que reste-t-il alors de Ciel mon mardi, et de Ciel mon mardi du 6 février 1990 ? Une émission-culte, oui, mais surtout une émission où l’un des invités a été violemment frappé, en direct, devant sept millions environ de téléspectateurs. Agression dont les auteurs (bien que les images aient fait le tour du monde, qu’elles aient été enregistrées en temps réel – il y a encore sûrement beaucoup de gens qui possèdent une cassette de l’émission entière ; et bien que ces images de délinquance aient également été publiées par plusieurs journaux) ne semblent jamais avoir dû rendre compte d’agissements qui, à l’époque, suscitèrent pourtant la colère du C.S.A. (comité de surveillance audio-visuelle) contre le présentateur Christophe Dechavanne. Tandis que, par exemple Claude Sarraute, dans le journal Le Monde, déclarait le lendemain 7 février 1990 qu’il s’était agi d’un guet-apens (un guet-apens contre Olivier Mathieu, donc).
Certains, depuis lors, présentent Olivier Mathieu comme un « écrivain se proclamant national-socialiste ». Cette formule me fait rire. Que signifie : « un écrivain se proclamant national-socialiste » ? Ce monsieur est-il censé s’éveiller, le matin, et se « proclamer » « national-socialiste » ? Se « proclame »-t-il « national-socialiste » du matin au soir ?
Un écrivain, à ma connaissance, écrit des livres. L’idée de SE PROCLAMER fait rigoler, oui. Et puis, où ce monsieur (que je ne connais évidemment pas personnellement, mais dont grâce à Christophe Dechavanne je me suis mis à chercher et à lire les livres) s’est-il, se serait-il « proclamé » « national-socialiste » ? Et encore, on peut « se proclamer » des tas de choses, mais on peut le faire par conviction, par dérision, par jeu, par réaction, par humour, par désespoir, par mille autres choses et pour mille raisons diverses (ou complémentaires) les unes des autres ! André Breton engageait par écrit son lecteur à « sortir avec un revolver » et à tirer au hasard… André Breton ne fut pas un assassin, mais le créateur du surréalisme !
Autre question : ceux qui emploient de telles étiquettes ont-ils idée de ce que les penseurs, les écrivains, les intellectuels, les artistes suivent des PARCOURS – dans l’espace comme dans le temps ? Prenons le cas de Garaudy, qui fut chrétien, communiste, musulman, et j’en passe. Y aurait-il un sens à dire : « Garaudy, qui se proclame chrétien » ? Non. Il faudrait dire, tout au plus : Garaudy, qui fut ceci à telle époque, puis cela à telle autre époque… Idem pour Konk, et pour cent autres. Je suppose que le dessinateur Konk ne se « proclamait » pas la même chose à l’époque où il bossait, comme j’ai appris en me documentant, pour l’Evénement du Jeudi et puis pour National Hebdo… Pourtant, c’est bien le même Konk. Et ce sont les autres qui se sont mis à proclamer ce qu’il était censé, lui aussi, se proclamer…
Est-on certain qu’Olivier Mathieu se soit « proclamé », HIER, en 1990, « national-socialiste » ? Il doit savoir que le NSDAP est dissous depuis belle lurette, non ? Est-on certain qu’il se « proclame », AUJOURD’HUI, « national-socialiste » ? A-t-on donc décidé d’affubler Olivier Mathieu d’une seule et unique étiquette jusqu’à la fin de ses jours ? Est-on certain qu’il se soit jamais « proclamé » quoi que ce soit ? Est-on certain qu’il se soit jamais proclamé autre chose qu’ECRIVAIN ? Enfin, à supposer qu’il se soit « proclamé » quoi que ce soit à quelque moment que ce soit, peut-être aurait-il fallu le lui demander à lui-même !… Au lieu de cela, le 6 février 1990 à Ciel mon mardi, on l’a empêché de parler, on l’a roué de coups, avant de déclarer qu’il se « proclamait » national-socialiste, etc. En vérité, à regarder l’émission complète du 6 février 1990, ce sont les invités et le public qui l’ont « proclamé » « nazi ».
Est-ce qu’il n’est pas temps d’arrêter, dès qu’on ne comprend pas quelqu’un, de le traiter de « nazi » ? Après la guerre, l’insulte de « nazi » (ou de « fasciste ») était courante entre les gouvernements communistes de l’URSS et de la Chine…
Le 6 février 1990, à Ciel mon mardi, on a même vu un acteur de télévision, un certain Jean Benguigui, que M. Olivier Mathieu a appelé « Monsieur Benguigui » (tel est le nom de cet acteur), alors que Benguigui s’est adressé à Olivier Mathieu en lui jetant : « C’est à vous, Monsieur Goebbels ».
Monsieur Benguigui établit un parallèle entre Olivier Mathieu et Paul Joseph Goebbels : mais c’est Olivier Mathieu qui, ensuite, est censé se « proclamer » national-socialiste ?
Je crois qu’il faut laisser tout un chacun se proclamer lui-même, s’il le veut, ce qu’il veut, en son âme et conscience, et selon la meilleure tradition démocratique de la liberté d’expression, de pensée et d’opinion. Et aussi dans la liberté de suivre un parcours personnel, parcours qui a des lignes directrices, mais est susceptible de nuances. Chacun donne le sens qu’il désire aux mots. Il aurait fallu demander à Olivier Mathieu ce qu’il se proclamait, ou pas, et ce qu’il voulait dire par là. Non ?
Mais pourquoi, me demandé-je sincèrement, faire dire à qui que ce soit (ici, à Olivier Mathieu) ce qu’il n’a pas forcément, voire ce qu’il n’a aucunement dit ? Qu’a-t-il dit ? On ne peut pas condamner les gens sur des propos tronqués, ou sur les arrière-pensées qu’on leur prête. Qu’a-t-il dit ? A-t-on compris ce qu’il disait ? Et qu’a-t-on voulu lui faire dire ? Par exemple, la rumeur, véhiculée par tous les blogs, veut qu’Olivier Mathieu ait demandé « une minute de silence à la mémoire des NAZIS ».
Vingt ans après, même si Olivier Mathieu a demandé en vérité (j’ai vu l’émission complète, je le répète) une minute de silence à la mémoire des « quatorze millions d’ALLEMANDS déportés après la guerre par Staline », et il y avait beaucoup de CIVILS parmi eux, et tous n’étaient certainement pas « NAZIS », eh bien, rien n’y fait : Olivier Mathieu, qui est censé se « proclamer » « national-socialiste », est aussi censé avoir demandé une minute de silence à la mémoire des NAZIS. Or, c’est FAUX. Olivier Mathieu a demandé une minute de silence à la mémoire de déportés, à la mémoire de morts. Tous les déportés, tous les morts - vraiment ne méritent-ils pas le respect ?
L’émission Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, grâce à la soirée du 6 février 1990 (Olivier Mathieu) est et restera dans l’histoire de la télévision et dans l’histoire tout court une émission culte. Mais les jeunes générations doivent pouvoir la regarder (dans sa version complète) avec sens critique, et en connaissance de cause sur tout ce qui en faisait la toile de fond.
Moi je veux dénoncer ce qui a été, indéniablement, une agression orchestrée, une agression physique, à plusieurs contre un homme seul. (Je ne parlerai même pas des insultes verbales. Un acteur de cinéma dont certains se souviennent sans doute (un certain Gérard Darmon je crois) lors de la même émission du 6 février 1990, a traité Olivier Mathieu de divers noms d’oiseau, entre autres « d’étron »).
Je le sais, nous sommes dans la Société du Spectacle, mais il ne faut qu’un peu de bon sens pour comprendre l’espèce d’hypocrisie qu’il y a à inviter des gens, dans un studio ouvert au public, et tout cela POUR FAIRE DE l’AUDIMAT. La chaîne TF 1, suppose-t-on, doit et devait faire respecter la sécurité de ses invités, de TOUS ses invités. Un plateau de télévision n’est pas (ou ne devrait pas être) un ring de boxe.
La violence physique ne peut être en 2007, comme elle ne pouvait l’être le 6 février 1990, un argument. La violence physique, contre qui que ce soit qu’elle s’exerce, ou de qui que ce soit qu’elle provienne, doit être dénoncée, il me semble !
Ainsi, par sa nature, l’émission du 6 février 1990 (et, bien souvent, l’image qui en a été donnée) fut pour une grande partie une sorte d’escroquerie intellectuelle. Escroquerie, je ne trouve pas d’autre mot. L’homme politique Jean-Pierre Pierre-Bloch, présent sur le plateau le 6 février 1990, aurait sans doute pu et dû dénoncer cette escroquerie.
Reste une émission symbolique, symbole de ce début des années 1990 (la loi connue comme « Loi Gayssot » fut votée quelques mois plus tard), en tout cas comme symbole de quelque chose, une émission qui, je le crois, sera encore regardée et analysée dans cinquante voire dans cent ans. Qui sait ce que l’on en dira, à ce moment-là !?
On doit en remercier Christophe Dechavanne, je veux le préciser et donc lui dire merci. Lors d’une rétrospective sur Ciel mon mardi, à la télé, l’émission du 6 février 1990 avait été (curieusement ) passée sous silence… Mais lors de la sortie des trois CD-ROM, sans doute après mûre réflexion, Christophe Dechavanne a opté pour la diffusion d’extraits (fussent-ils tronqués) de sa plus intéressante émission, celle du 6 février 1990. Probablement aussi quelqu’un aura songé que les ventes du CD-ROM n’en seraient que meilleures. Je me demande si beaucoup de gens n’achètent pas le CD justement pour l’émission du 6 février 1990..
Mon texte, que je soumets au public des blogs, veut être une incitation à retrouver et à regarder l’émission entière, à analyser sereinement (et sociologiquement) un événement important de l’histoire de la télé française et pas seulement française, et à se documenter sur les tenants et les aboutissants d’une telle affaire, si complexe (et dont, aujourd’hui encore, il n’est pas facile de parler avec toute la liberté qu’on voudrait) ; mais mon texte est aussi une incitation à relire le livre de Christophe Dechavanne, ses interviews de 1990, et à comparer ces textes à son propre commentaire au CD-ROM de 2006.
Ainsi, peu à peu, la vérité finira-t-elle par émerger, au moins je le souhaite, d’une émission qui fut une « première « et dont – à mon avis - on reparlera très longtemps.
Force est de constater que les gens de l’extrême-droite française, présents sur le plateau le 6 février 1990, n’ont nullement réagi en faveur d’Olivier Mathieu: ce fait est noté et souligné avec maints sarcasmes, sur des dizaines de blogs, par les internautes !
Le plus cocasse est donc sans doute que, dans cette émission sur « l’extrême-droite », pour ainsi dire l’un des rares à NE PAS être « d’extrême-droite » était Olivier Mathieu. Qui, en dernière analyse, devrait avoir eu comme tout un chacun le droit de jouir de sa liberté d’expression et d’opinion ; qui, comme tout écrivain, a son parcours ; qui a sa personnalité, sa cohérence, et visiblement (je le dis pour avoir lu ses livres, au lieu de le condamner d’après les seuls racontars de ses adversaires) son refus des clivages imposés par le « Système ». Olivier Mathieu a collaboré à des journaux ou à des revues de droite, de gauche, d’extrême-droite et d’extrême-gauche, il a aussi collaboré jadis bénévolement et brièvement à un journal de la communauté musulmane : qu’est-ce qui permet de ne lui affubler QUE l’étiquette « d’extrême-droite » ?… Quoi, sinon la mauvaise foi et la volonté de « l’isoler » par un « cordon sanitaire » ?
Ce n’est pas à moi de « proclamer » ce qu’il est, ou n’est pas. On a le droit de l’attaquer, bien entendu ! et tel devrait être le rôle d’un débat intellectuel objectif. Mais même s’il y a eu dernièrement une inflation de nazis (le communiste Milosevic, « nazi des Balkans » ; Saddam Hussein, « nazi de l’Irak » ; Bush traité de « nazi » dans les manifestations de l’extrême-gauche, dans divers pays européens, etc.), on est toujours le « nazi » de quelqu’un, Olivier Mathieu devrait avoir eu, comme tout un chacun, le droit de se défendre, de s’exprimer. Je dis : le débat intellectuel, oui. Les coups et blessures, non ! Ou on laisse parler les invités d’un plateau de télé, ou…. on ne les invite pas ! Ce qu’ils diront pourra être « choquant », au moins aux yeux de certains. Mais il faut espérer – paradoxalement - que des choses « choquantes » soient dites. Quel ennui, quand la télé ne dit que des choses « agréables à tout le monde » ! Quelle uniformité, quel conformisme, quelle globalisation ! Sans Olivier Mathieu, il resterait de Ciel mon mardi une émission où Christophe Dechavanne parlait de « coucougnettes », puis riait de tant d’ humour et de tant de transgression avec ses collègues présentateurs… Un peu léger !
Olivier Mathieu pourrait alors dire, s’il pouvait parler sans qu’on le tabasse et s’il le souhaitait, sa propre définition de mots fourre-tout comme « national-socialiste » (ou « nazi »). Quoi que soit Olivier Mathieu, je suppose qu’il le soit à sa façon – et c’est sa voix que l’on voudrait entendre. Mais pas exclusivement les accusations (à mon avis exagérées, fallacieuses, monocordes, répétitives, banales) de ses adversaires.
J’ai une certitude en ce qui concerne Olivier Mathieu : lui qui (selon ce que j’en ai appris sur divers sites Internet, ou dans ses livres) s’est fait réformer du service militaire, lui qui rejette le travail au nom des slogans de Mai 1968 contre le TRAVAIL = TRIPALIUM, lui qui le 6 février 1990 était chevelu et barbu, … Olivier Mathieu n’a certainement et strictement rien à voir avec les grotesques caricatures de « néo-nazis » buveurs de bière et au crâne rasé des « images d’Epinal » habituelles… Il faut reconnaître le mérite à Christophe Dechavanne lui-même, dans son livre de 1991, de commencer son chapitre sur Olivier Mathieu en décrivant celui-ci, justement, chevelu, barbu et sympathique.
J’ai voulu insister dans ce texte, que ce n’est pas par les guet-apens, par la violence préméditée, par les insultes, par les citations tronquées, par les contradictions, etc., que l’on pourra convaincre durablement le public. Mais pourquoi donc veut-on ainsi lui faire avaler des couleuvres, au « grand public » ? QUELLES « couleuvres » ?
Que le peuple des blogs y réfléchisse… ! Avant de juger et de condamner, qu’il analyse les documents (l’émission), les textes et les faits. Et qu’il se pose, sans dogmes et tabous, des questions quant aux motifs réels, cachés ou non, qui ont conduit à ce « lynchage » médiatique du 6 février 1990.
Ce sont peut-être les mêmes motifs qui ont conduit à l’exclusion d’Olivier Mathieu, le 31 mai 2007, de candidature à l’Académie française, lors de l’élection qui a vu la victoire étriquée de M. Max Gallo. J’ai lu avec intérêt « Une nuit d’été », un superbe roman d’amour d’Olivier Mathieu paru en 2005 aux éditions toulousaines AUDA ISARN, et qu’on trouve donc en vente sur Internet. Qui lira ce livre verra un Olivier Mathieu qui, vraiment, n’a rien à voir avec « l’épouvantail » qu’on voudrait faire de lui. Je crois que beaucoup de personnes, après lecture, reconnaîtront qu’il s’agit d’un remarquable écrivain.
J’ai lu aussi avec intérêt la lettre écrite tout récemment à M. Max Gallo par l’ultra-gauchiste Pierre Guillaume en faveur d’Olivier Mathieu.
J’espère que vous serez nombreux à répondre, sur les blogs, à une fille de mon âge (je voudrais entrer, plus tard, à Sciences Po) qui espère avoir ouvert un débat.
Amélie Dupont
Rédigé par: amelie dupont | le 30 juin 2007 à 16:34
Bonjour. J’entre dans ce débat…
Je m’appelle Amélie, j’ai 18 ans, étudiante de terminale. Je suis tombée par hasard sur l’affaire du refus de l’Académie française (31 mai 2007, élection de M. Max Gallo) d’accepter la candidature d’Olivier Mathieu.
Alors, je me suis demandé qui était cet Olivier Mathieu.
Ce que j’ai trouvé m’a tout d’abord écoeurée. Tel est le but, probablement, de beaucoup des personnes qui écrivent sur Olivier Mathieu.
Quand on lit : « Olivier Mathieu, écrivain se proclamant national-socialiste », comment ne pas être écoeurée ?
Seulement, il faudrait peut-être se poser des questions. Qui sont les gens qui proclament qu’Olivier Mathieu se proclamerait tel ? Où et quand s’est-il, se serait-il proclamé tel ?
Mais ensuite, donc, je me suis posé des questions. Mes profs, mes amis ne m’ont pas convaincue. Il y avait quelque chose qui « clochait »… Je suis allée à la BNF, pour regarder l’émission (l’émission COMPLETE…) de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990.
Et… j’ai été obligée de faire quelques réflexions, à partir de cette émission de la télévision française (Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, 6 février 1990, avec la participation de Jean-Pierre Pierre-Bloch et d’Olivier Mathieu), mais aussi des livres d’Olivier Mathieu que j’ai décidé de lire, de MES yeux, avec MON cerveau.
Voici les réflexions d’une fille qui, en 1990, était à peine née… Depuis quelques mois, on trouve donc dans le commerce, le plus officiellement du monde, en France et je suppose ailleurs aussi, trois CD-ROM d’extraits de « Ciel mon mardi », mis en vente par la société de Christophe Dechavanne. Il y a eu une campagne de publicité. Les ventes, semble-t-il, sont excellentes. Fort bien.
Ces émissions, et les propos que l’on y entend, sont donc de domaine public.
Je voudrais faire une première remarque. Bien que la publicité dise modestement qu’il s’agit là d’une « émission culte », il faut remarquer que chaque époque a les « cultes » qu’elle mérite.
M’est avis que l’unique émission de « Ciel mon mardi » qui ait encore de l’intérêt, vingt ans après, soit celle du 6 février 1990, sur « l’extrême-droite » : un titre tapageur. Les autres, personne ne s’en souvient guère, en tout cas on s’en souvient moins, il me semble. Mieux encore, m’est avis que si l’on se souvient dans l’avenir de « Ciel mon mardi » et de Christophe Dechavanne, on le devra surtout à cette émission. Et à celui qui en fut, qu’on le veuille ou non, le protagoniste indiscuté : l’écrivain Olivier Mathieu. Celui dont ON proclame qu’il se proclamerait ce que vous savez.
Deuxième remarque. Il m’a été impossible ou presque, aujourd’hui, de trouver sur « You Tube », ou sur les blogs, d’autres émissions de « Ciel mon mardi » que celle du 6 février 1990. Je me trompe peut-être, et je conseille à tous de vérifier. De toute évidence, l’émission « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne qui a marqué les mémoires, et continue à passionner les jeunes générations, est cette émission-là. L’émission que l’on devrait peut-être appeler, plus que celle de Christophe Dechavanne, l’émission d’Olivier Mathieu.
Ici, une question que j’aimerais poser aux « modérateurs » des blogs, voire aux pouvoirs publics de l’Etat. Sur des dizaines voire des centaines de blogs, on s’aperçoit (aujourd’hui, en 2007) qu’il existe des dizaines voire des centaines d’internautes pour lancer de véritables appels au meurtre contre la personne d’Olivier Mathieu. Vous pouvez vérifier, vous-mêmes.
Surprise. Est-il donc légal, licite d’appeler au meurtre, sur Internet, contre qui que ce soit (y compris contre cet Olivier Mathieu) en toute impunité ? L’appel au meurtre, depuis quand n’est-il plus punissable ?
De temps en temps, des sites « révisionnistes » sont fermés. De temps en temps, des sites « pédophiles » sont fermés. Je ne discute pas, jusqu’ici, afin de savoir si de telles fermetures de site sont à louer, ou pas. Je le constate. Par conséquent, je constate aussi – comme tout un chacun peut le faire - que les sites qui appellent ouvertement (ou plus ou moins ouvertement) au meurtre contre Olivier Mathieu, citoyen français, ces sites NE sont PAS fermés, aucun modérateur ne semble se faire entendre. La diffusion, par mes soins, du présent message, poussera peut-être ces « modérateurs », ou les pouvoirs publics, à se manifester contre de telles inciatations au meurtre, et qui, à tout le moins, visent à troubler l’ordre public de la France ? Il semble impossible, à tout esprit sain, qu’Internet puisse ainsi véhiculer des appels au meurtre nominatifs ! C’est hallucinant ! Qu’en pensez-vous ?
Quoi qu’il en soit, pendant que les CD-Rom de « Ciel mon mardi » sont dans le commerce, et que l’émission du 6 février 1990 fait me semble-t-il un ravage sur les blogs du monde entier, et qu’elle est largement commentée sur tant de ces blogs, il faudrait dire au moins ce qui suit.
Les extraits de l’émission, que l’on trouve sur les CD-ROM de Christophe Dechavanne, sont des extraits, justement. Des extraits qui ont été tronqués. Vous connaissez certainement la phrase célèbre : « Donnez-moi deux phrases d’un homme, et je le fais pendre ». Mais est-il juste, est-il logique de condamner quelqu’un (ici, Olivier Mathieu) pour des EXTRAITS tronqués d’une émission ?
J’ai pu m’en apercevoir en regardant l’émission complète, pas seulement les extraits du CD ROM et des blogs…
La plupart de ceux qui achètent les CD-ROM de « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne, ou les habitués des films de You Tube, sont comme moi : ils n’ont pas tous fait partie des 7 millions de téléspectateurs qui, ce soir-là de février 1990, étaient devant leur poste de télévision. Ce fut sans doute l’une des meilleures audiences de Christophe Dechavanne pour Ciel mon mardi. En outre, les images de l’émission furent rediffusées, partiellement ou intégralement, dans la plupart de pays du monde, dès le lendemain, notamment en Israël, et même en Corée ! En Espagne, la grande presse parla du « plus grand scandale de l’histoire de la télévision ».
Maintenant, je propose et suggère aux fans de Christophe Dechavanne, mais aussi à tous ceux qui ont du sens critique, de comparer l’émission entière de 1990 aux extraits tronqués qui sont, en 2007, dans le commerce en France. Ils auront des surprises.
Ensuite, je suggère à ces mêmes admirateurs de Christophe Dechavanne de lire, pour commencer, les interviews données par ce même Dechavanne, en février 1990, dans les jours qui suivirent l’émission. Je suis allée en bibliothèque, je suis allée sur Internet, je suis allée dans certaines rédactions, j’ai retrouvé des coupures de presse que je me suis mise à collectionner… Une de ces plus importantes interviews fut donnée, par Christophe Dechavanne, à l’organe de presse « Tribune juive ».
Les admirateurs de Christophe Dechavanne et de Ciel mon mardi, ensuite, devraient lire ce que Christophe Dechavanne a écrit dans son livre (« La fièvre du mardi soir »). Non, je ne fais pas de la pub occulte à Dechavanne. Mais dans ce livre, le présentateur Christophe Dechavanne « coucougnettes » a consacré une grosse dizaine de pages à Olivier Mathieu et à l’émission du 6 février 1990.
Enfin, les admirateurs de Christophe Dechavanne devraient écouter ATTENTIVEMENT – j’insiste sur ce mot ! - les commentaires de MM. Dechavanne et Carmouze qui, dans le CD-ROM mis en vente en France dans le commerce dès 2006 environ, ont cru bon de se livrer à un COMMENTAIRE de l’émission du 6 février 1990. A ma connaissance, c’est le seul cas où une émission d’époque a été « commentée », vingt ans après, par MM. Dechavanne et Carmouze.
Dans les commentaires de 2006, que l’on trouve dans le CD-ROM, Dechavanne et Carmouze se posent d’abord, on dirait, en défenseurs de la liberté d’expression. L’un d’eux cite « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », l’autre répond par le « Je défendrai votre liberté de parler, même si je ne suis pas d’accord avec vous » (attribué à Voltaire). Bref, en février 1990, MM. Dechavanne et Carmouze – selon eux - auraient en quelque sorte décidé de « donner la parole » à Olivier Mathieu.
Ce qui est ennuyeux, voilà, c’est que, si l’on compare ce que dit Christophe Dechavanne dans son CD-ROM en 2006, à ce que disait SUR LE MEME SUJET Christophe Dechavanne dans ses interviews de 1990 puis dans son livre (son unique livre, je crois) de 1991, on risque de trébucher dans plus d’une contradiction.
Dans ses interviews et dans son livre, Christophe Dechavanne déclare, grosso modo, qu’il ne « savait pas » qui était Olivier Mathieu. Il aurait été « dépassé par les événements ».
La question est donc, pour toute personne qui ait un tant soit peu de sens critique et d’honnêteté intellectuelle, de savoir comment, en 1991, Christophe Dechavanne peut avoir déclaré ne pas savoir qui était Olivier Mathieu, et comment, en 2006, il peut se pavaner dans le rôle de celui qui a donné la parole au « méchant » de service : ledit Olivier Mathieu.
Dans l’émission de 1990, on voit nettement que, pendant tout le début de l’émission, la parole est longuement et systématiquement refusée à Olivier Mathieu (il s’étonne d’avoir été invité et qu’on ne le laisse pas s’exprimer…). On voit nettement que Christophe Dechavanne salue d’un « bonjour » (ou d’un « bonsoir ») TOUS les invités, il les présente tous au public et aux téléspectateurs, un par un, SAUF Olivier Mathieu, lequel est rigoureusement le seul à ne pas être salué. (Disons, entre parenthèses, que cette attitude peu courtoise pourrait avoir irrité Olivier Mathieu. Leque s’était retrouvé seul dans un studio infiltré – cela appartient à l’histoire, et les articles de presse comme les images de la télé le documentent amplement – par des activistes du BETAR, mais aussi par des militants de l’extrême-droite française, qui l’insultaient à voix haute.)
Or, dans l’émission de 1990, on voit nettement Christophe Dechavanne qui arrache le micro à Olivier Mathieu. Or, dans l’émission de 1990, on entend nettement Olivier Mathieu reprocher à Christophe Dechavanne « de lui avoir interdit, avant l’émission, de parler » de certains sujets.
Tout ça, ça a commencé à me donner des soupçons. Olivier Mathieu reproche à Christophe Dechavanne de l’avoir censuré « avant l’émission » à un moment (avant le déclenchement de la bagarre) où il n’a aucune raison de l’inventer. A ces reproches (que lui adressait, en la personne d’Olivier Mathieu, un de ses invités) de censure, Christophe Dechavanne n’a JAMAIS répondu, nulle part. Au fait, il ne faudrait pas parler de bagarre. Une bagarre suppose qu’il y ait une lutte entre deux camps. Ici, c’est juste un tabassage en règles. Olivier Mathieu parle, il est probablement aveuglé par un projecteur qui a été placé là volontairement, il y a dans le public un groupe qui complote, un des types se lève et cogne Olivier Mathieu, qui ne s’aperçoit de rien, par derrière. Faut du culot pour appeler ça une bagarre. Non ?
Mais comment Christophe Dechavanne peut-il, en 2006, dans le CD-ROM, sembler dire qu’il a défendu le droit d’Olivier Mathieu à s’exprimer, alors que tout le monde l’a vu lui arracher – en 1990 - son micro ?
La vérité, dès lors, semble claire à celui qui comme moi compare l’émission complète (de 1990) et l’émission tronquée (du CD-ROM), mais aussi à celui qui compare les déclarations du même Christophe Dechavanne en 1990 (interviews), 1991 (livre) et 2006 (CD-ROM). On aurait envie de conseiller à Christophe Dechavanne qu’il serait temps qu’il adopte une version, et qu’il cesse d’en changer.
Que reste-t-il alors de Ciel mon mardi, et de Ciel mon mardi du 6 février 1990 ? Une émission-culte, oui, mais surtout une émission où l’un des invités a été violemment frappé, en direct, devant sept millions environ de téléspectateurs. Agression dont les auteurs (bien que les images aient fait le tour du monde, qu’elles aient été enregistrées en temps réel – il y a encore sûrement beaucoup de gens qui possèdent une cassette de l’émission entière ; et bien que ces images de délinquance aient également été publiées par plusieurs journaux) ne semblent jamais avoir dû rendre compte d’agissements qui, à l’époque, suscitèrent pourtant la colère du C.S.A. (comité de surveillance audio-visuelle) contre le présentateur Christophe Dechavanne. Tandis que, par exemple Claude Sarraute, dans le journal Le Monde, déclarait le lendemain 7 février 1990 qu’il s’était agi d’un guet-apens (un guet-apens contre Olivier Mathieu, donc).
Certains, depuis lors, présentent Olivier Mathieu comme un « écrivain se proclamant national-socialiste ». Cette formule me fait rire. Que signifie : « un écrivain se proclamant national-socialiste » ? Ce monsieur est-il censé s’éveiller, le matin, et se « proclamer » « national-socialiste » ? Se « proclame »-t-il « national-socialiste » du matin au soir ?
Un écrivain, à ma connaissance, écrit des livres. L’idée de SE PROCLAMER fait rigoler, oui. Et puis, où ce monsieur (que je ne connais évidemment pas personnellement, mais dont grâce à Christophe Dechavanne je me suis mis à chercher et à lire les livres) s’est-il, se serait-il « proclamé » « national-socialiste » ? Et encore, on peut « se proclamer » des tas de choses, mais on peut le faire par conviction, par dérision, par jeu, par réaction, par humour, par désespoir, par mille autres choses et pour mille raisons diverses (ou complémentaires) les unes des autres ! André Breton engageait par écrit son lecteur à « sortir avec un revolver » et à tirer au hasard… André Breton ne fut pas un assassin, mais le créateur du surréalisme !
Autre question : ceux qui emploient de telles étiquettes ont-ils idée de ce que les penseurs, les écrivains, les intellectuels, les artistes suivent des PARCOURS – dans l’espace comme dans le temps ? Prenons le cas de Garaudy, qui fut chrétien, communiste, musulman, et j’en passe. Y aurait-il un sens à dire : « Garaudy, qui se proclame chrétien » ? Non. Il faudrait dire, tout au plus : Garaudy, qui fut ceci à telle époque, puis cela à telle autre époque… Idem pour Konk, et pour cent autres. Je suppose que le dessinateur Konk ne se « proclamait » pas la même chose à l’époque où il bossait, comme j’ai appris en me documentant, pour l’Evénement du Jeudi et puis pour National Hebdo… Pourtant, c’est bien le même Konk. Et ce sont les autres qui se sont mis à proclamer ce qu’il était censé, lui aussi, se proclamer…
Est-on certain qu’Olivier Mathieu se soit « proclamé », HIER, en 1990, « national-socialiste » ? Il doit savoir que le NSDAP est dissous depuis belle lurette, non ? Est-on certain qu’il se « proclame », AUJOURD’HUI, « national-socialiste » ? A-t-on donc décidé d’affubler Olivier Mathieu d’une seule et unique étiquette jusqu’à la fin de ses jours ? Est-on certain qu’il se soit jamais « proclamé » quoi que ce soit ? Est-on certain qu’il se soit jamais proclamé autre chose qu’ECRIVAIN ? Enfin, à supposer qu’il se soit « proclamé » quoi que ce soit à quelque moment que ce soit, peut-être aurait-il fallu le lui demander à lui-même !… Au lieu de cela, le 6 février 1990 à Ciel mon mardi, on l’a empêché de parler, on l’a roué de coups, avant de déclarer qu’il se « proclamait » national-socialiste, etc. En vérité, à regarder l’émission complète du 6 février 1990, ce sont les invités et le public qui l’ont « proclamé » « nazi ».
Est-ce qu’il n’est pas temps d’arrêter, dès qu’on ne comprend pas quelqu’un, de le traiter de « nazi » ? Après la guerre, l’insulte de « nazi » (ou de « fasciste ») était courante entre les gouvernements communistes de l’URSS et de la Chine…
Le 6 février 1990, à Ciel mon mardi, on a même vu un acteur de télévision, un certain Jean Benguigui, que M. Olivier Mathieu a appelé « Monsieur Benguigui » (tel est le nom de cet acteur), alors que Benguigui s’est adressé à Olivier Mathieu en lui jetant : « C’est à vous, Monsieur Goebbels ».
Monsieur Benguigui établit un parallèle entre Olivier Mathieu et Paul Joseph Goebbels : mais c’est Olivier Mathieu qui, ensuite, est censé se « proclamer » national-socialiste ?
Je crois qu’il faut laisser tout un chacun se proclamer lui-même, s’il le veut, ce qu’il veut, en son âme et conscience, et selon la meilleure tradition démocratique de la liberté d’expression, de pensée et d’opinion. Et aussi dans la liberté de suivre un parcours personnel, parcours qui a des lignes directrices, mais est susceptible de nuances. Chacun donne le sens qu’il désire aux mots. Il aurait fallu demander à Olivier Mathieu ce qu’il se proclamait, ou pas, et ce qu’il voulait dire par là. Non ?
Mais pourquoi, me demandé-je sincèrement, faire dire à qui que ce soit (ici, à Olivier Mathieu) ce qu’il n’a pas forcément, voire ce qu’il n’a aucunement dit ? Qu’a-t-il dit ? On ne peut pas condamner les gens sur des propos tronqués, ou sur les arrière-pensées qu’on leur prête. Qu’a-t-il dit ? A-t-on compris ce qu’il disait ? Et qu’a-t-on voulu lui faire dire ? Par exemple, la rumeur, véhiculée par tous les blogs, veut qu’Olivier Mathieu ait demandé « une minute de silence à la mémoire des NAZIS ».
Vingt ans après, même si Olivier Mathieu a demandé en vérité (j’ai vu l’émission complète, je le répète) une minute de silence à la mémoire des « quatorze millions d’ALLEMANDS déportés après la guerre par Staline », et il y avait beaucoup de CIVILS parmi eux, et tous n’étaient certainement pas « NAZIS », eh bien, rien n’y fait : Olivier Mathieu, qui est censé se « proclamer » « national-socialiste », est aussi censé avoir demandé une minute de silence à la mémoire des NAZIS. Or, c’est FAUX. Olivier Mathieu a demandé une minute de silence à la mémoire de déportés, à la mémoire de morts. Tous les déportés, tous les morts - vraiment ne méritent-ils pas le respect ?
L’émission Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, grâce à la soirée du 6 février 1990 (Olivier Mathieu) est et restera dans l’histoire de la télévision et dans l’histoire tout court une émission culte. Mais les jeunes générations doivent pouvoir la regarder (dans sa version complète) avec sens critique, et en connaissance de cause sur tout ce qui en faisait la toile de fond.
Moi je veux dénoncer ce qui a été, indéniablement, une agression orchestrée, une agression physique, à plusieurs contre un homme seul. (Je ne parlerai même pas des insultes verbales. Un acteur de cinéma dont certains se souviennent sans doute (un certain Gérard Darmon je crois) lors de la même émission du 6 février 1990, a traité Olivier Mathieu de divers noms d’oiseau, entre autres « d’étron »).
Je le sais, nous sommes dans la Société du Spectacle, mais il ne faut qu’un peu de bon sens pour comprendre l’espèce d’hypocrisie qu’il y a à inviter des gens, dans un studio ouvert au public, et tout cela POUR FAIRE DE l’AUDIMAT. La chaîne TF 1, suppose-t-on, doit et devait faire respecter la sécurité de ses invités, de TOUS ses invités. Un plateau de télévision n’est pas (ou ne devrait pas être) un ring de boxe.
La violence physique ne peut être en 2007, comme elle ne pouvait l’être le 6 février 1990, un argument. La violence physique, contre qui que ce soit qu’elle s’exerce, ou de qui que ce soit qu’elle provienne, doit être dénoncée, il me semble !
Ainsi, par sa nature, l’émission du 6 février 1990 (et, bien souvent, l’image qui en a été donnée) fut pour une grande partie une sorte d’escroquerie intellectuelle. Escroquerie, je ne trouve pas d’autre mot. L’homme politique Jean-Pierre Pierre-Bloch, présent sur le plateau le 6 février 1990, aurait sans doute pu et dû dénoncer cette escroquerie.
Reste une émission symbolique, symbole de ce début des années 1990 (la loi connue comme « Loi Gayssot » fut votée quelques mois plus tard), en tout cas comme symbole de quelque chose, une émission qui, je le crois, sera encore regardée et analysée dans cinquante voire dans cent ans. Qui sait ce que l’on en dira, à ce moment-là !?
On doit en remercier Christophe Dechavanne, je veux le préciser et donc lui dire merci. Lors d’une rétrospective sur Ciel mon mardi, à la télé, l’émission du 6 février 1990 avait été (curieusement ) passée sous silence… Mais lors de la sortie des trois CD-ROM, sans doute après mûre réflexion, Christophe Dechavanne a opté pour la diffusion d’extraits (fussent-ils tronqués) de sa plus intéressante émission, celle du 6 février 1990. Probablement aussi quelqu’un aura songé que les ventes du CD-ROM n’en seraient que meilleures. Je me demande si beaucoup de gens n’achètent pas le CD justement pour l’émission du 6 février 1990..
Mon texte, que je soumets au public des blogs, veut être une incitation à retrouver et à regarder l’émission entière, à analyser sereinement (et sociologiquement) un événement important de l’histoire de la télé française et pas seulement française, et à se documenter sur les tenants et les aboutissants d’une telle affaire, si complexe (et dont, aujourd’hui encore, il n’est pas facile de parler avec toute la liberté qu’on voudrait) ; mais mon texte est aussi une incitation à relire le livre de Christophe Dechavanne, ses interviews de 1990, et à comparer ces textes à son propre commentaire au CD-ROM de 2006.
Ainsi, peu à peu, la vérité finira-t-elle par émerger, au moins je le souhaite, d’une émission qui fut une « première « et dont – à mon avis - on reparlera très longtemps.
Force est de constater que les gens de l’extrême-droite française, présents sur le plateau le 6 février 1990, n’ont nullement réagi en faveur d’Olivier Mathieu: ce fait est noté et souligné avec maints sarcasmes, sur des dizaines de blogs, par les internautes !
Le plus cocasse est donc sans doute que, dans cette émission sur « l’extrême-droite », pour ainsi dire l’un des rares à NE PAS être « d’extrême-droite » était Olivier Mathieu. Qui, en dernière analyse, devrait avoir eu comme tout un chacun le droit de jouir de sa liberté d’expression et d’opinion ; qui, comme tout écrivain, a son parcours ; qui a sa personnalité, sa cohérence, et visiblement (je le dis pour avoir lu ses livres, au lieu de le condamner d’après les seuls racontars de ses adversaires) son refus des clivages imposés par le « Système ». Olivier Mathieu a collaboré à des journaux ou à des revues de droite, de gauche, d’extrême-droite et d’extrême-gauche, il a aussi collaboré jadis bénévolement et brièvement à un journal de la communauté musulmane : qu’est-ce qui permet de ne lui affubler QUE l’étiquette « d’extrême-droite » ?… Quoi, sinon la mauvaise foi et la volonté de « l’isoler » par un « cordon sanitaire » ?
Ce n’est pas à moi de « proclamer » ce qu’il est, ou n’est pas. On a le droit de l’attaquer, bien entendu ! et tel devrait être le rôle d’un débat intellectuel objectif. Mais même s’il y a eu dernièrement une inflation de nazis (le communiste Milosevic, « nazi des Balkans » ; Saddam Hussein, « nazi de l’Irak » ; Bush traité de « nazi » dans les manifestations de l’extrême-gauche, dans divers pays européens, etc.), on est toujours le « nazi » de quelqu’un, Olivier Mathieu devrait avoir eu, comme tout un chacun, le droit de se défendre, de s’exprimer. Je dis : le débat intellectuel, oui. Les coups et blessures, non ! Ou on laisse parler les invités d’un plateau de télé, ou…. on ne les invite pas ! Ce qu’ils diront pourra être « choquant », au moins aux yeux de certains. Mais il faut espérer – paradoxalement - que des choses « choquantes » soient dites. Quel ennui, quand la télé ne dit que des choses « agr